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Covid : "Les déprogrammations administratives posent des problèmes" éthiques, selon un syndicat de médecins

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Par , France Bleu
France

"Les déprogrammations administratives nous posent des problèmes de règles éthiques", dénonce ce mardi 27 avril le syndicat de médecins Avenir Spé - Le Bloc. Ces spécialistes craignent des conséquences chez les patients dont les opérations ont été reprogrammées en raison de l'épidémie de coronavirus.

Des personnels médicaux et para-médicaux s'occupent de malades atteints du coronavirus à Bordeaux - Photo d'illustration
Des personnels médicaux et para-médicaux s'occupent de malades atteints du coronavirus à Bordeaux - Photo d'illustration © Maxppp - Luc Nobout

Les déprogrammations administratives sont une "bombe à retardement". Les mots forts sont signés du syndicat de médecins libéraux Avenir Spé - Le Bloc, majoritaire chez les praticiens spécialistes. Lors d'une conférence de presse ce mardi 27 avril, le syndicat a dressé un état des lieux des déprogrammations d'opérations chirurgicales. Des déprogrammations qui "posent des problèmes de règles éthiques", d'après ces médecins.

Des déprogrammations non plus médicales, mais "administratives"

À chaque confinement, des opérations non urgentes ont dû être reportées, afin de permettre une plus grande prise en charge des patients covid. Lors du confinement de cet automne, les "déprogrammations médico-chirurgicales" ont été décidées "en fonction des territoires", ce qui n'est pas le cas actuellement selon le syndicat. Le syndicat estime que 40 à 80% des interventions sont actuellement déprogrammées, sans que ne soit pris en compte la "situation épidémique locale". Des décisions prises en raison de la saturation des services hospitaliers, du fait de l'épidémie de coronavirus. Le syndicat dénonce ainsi "la suppression des moyens matériels et humains nécessaires à la prise en charge des patients non Covid".

"Quand on vous dit d'enlever 50% de votre activité, il faut malheureusement faire ce que l'on appelle un tri et choisir les patients en fonction de leur pathologie", Philippe Cuq, coprésident d'Avenir Spé - Le Bloc

Le syndicat explique que lors de ce troisième confinement, ce ne sont plus les équipes médicales qui prennent la décision, mais l'administration, et ce de manière "unilatérale, bureaucratique et administrative". Il déplore que ces déprogrammations soient imposées aux professionnels de santé par les directions et l'Agence régionale de santé.

Des conséquences pour les patients

Pour le syndicat Avenir Spé - Le Bloc, ces décisions administratives sont sujettes à une "estimation subjective, parfois imprécise" et peuvent être "sources d'erreurs, de frustration, d'incompréhension et de détresse pour les patients et leurs familles". Le syndicat met par ailleurs à disposition des équipes opératoires un courrier type à envoyer au directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS). Dans ce courriers, ses membres tirent la sonnette d'alarme : "En dépit des déclarations politiques, force est de constater que le tri des patients existe depuis de nombreux mois", écrivent-ils.

Nous alertons depuis un an des risques sanitaires majeurs des déprogrammations administratives

Ces déprogrammations ont par ailleurs des conséquences psychologiques et physiques à moyen terme et à plus long terme. Citant ainsi le professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le Cancer, le communiqué de presse estime que 100.000 personnes atteintes de cancer n'ont pas pu être diagnostiquées depuis le début de la crise. En reprenant les chiffres de l'association Renaloo, ils rappellent qu'"un millier de greffes rénales n'ont pas été réalisées l'an dernier et que 16.000 personnes sont actuellement en attente". 

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