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Les eaux usées de Besançon sous surveillance pour mesurer l'évolution de l'épidémie de Covid-19

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Par , France Bleu Besançon

La station d'épuration de Port Douvot à Besançon surveille l'évolution de l'épidémie de Covid-19 en analysant les eaux usées. La ville de Besançon vient de décider d'intégrer le réseau national Obépine, elle participe désormais à une vaste étude de suivi du virus sur toute la France.

Analyse d'eaux usées à la recherche du Covid-19 en Normandie
Analyse d'eaux usées à la recherche du Covid-19 en Normandie © Radio France - Lucie THUILLET

La ville de Besançon vient de rejoindre le réseau Obépine (Observatoire épidémiologique dans les eaux usées) pour faire partie des villes françaises où est surveillée la présence du SARS-Cov2 dans les eaux usées.  Depuis le début de l'épidémie, la capitale comtoise  analysait déjà une fois par semaine ses eaux usées à la station d'épuration de Port Douvot, en lien avec le laboratoire d’hygiène et le laboratoire de virologie du CHU de Besançon. Mais elle fait désormais partie de ce réseau de chercheurs, opérateurs, collectivités locales, agences de l’eau, laboratoires experts dont les actions sont coordonnées au sein d’un comité interministériel. Il regroupe 150 villes "sentinelles" françaises dans le cadre d'une vaste étude nationale de suivi du virus.

Ca permet d'avoir un coup d'avance sur l'épidémie" - Gilles Spicher, adjoint à la maire de Besançon chargé de la santé

Le coronavirus est présent dans le tube digestif très vite après l’infection, et se retrouve donc naturellement dans les eaux usées. Or, les données épidémiologiques "classiques" ne reflètent qu’en partie la dynamique de l’épidémie, elles dépendent du nombre de tests réalisés, et ne tiennent pas compte des personnes asymptomatiques.  Par ailleurs, le virus est actif bien avant l’apparition des signes de la maladie, lorsque ceux-ci apparaissent. "L'intérêt des eaux usées, c'est que la présence du virus peut être détectée une, deux, voire trois semaines avant l'apparition des symptômes dans le public", explique Gilles Spicher, adjoint à la maire de Besançon chargé de la santé, "donc ca permet  d'avoir un coup d'avance sur l'épidémie plutôt, comme actuellement, d'avoir toujours un coup de retard".  

Deux prélèvements hebdomadaires sont désormais envoyés à l'université de la Sorbonne à Paris, qui coordonne au niveau national cette étude. "Ensuite", précise Gilles Spicher, "il y a un retour par le biais d'une plate-forme informatique dans laquelle les collectivités concernées, l'ARS (Agence régionale de santé), la préfecture, les collectivités locales ont accès aux données".

Le résultat de ces analyses est également accessible au grand public de manière simplifiée sur le site du réseau Obépine. 

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