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Santé – Sciences

Les écologistes d'Île-de-France réclament l'arrêt des subventions aux terrains de foot synthétiques

lundi 27 novembre 2017 à 5:00 Par Marc Bertrand et Faustine Calmel, France Bleu Paris et France Bleu

Jouer au foot sur un terrain synthétique est-il dangereux pour la santé ? C'est ce que dénonce une enquête du magazine So Foot, citant une étude de chercheurs américains. Les élus écologistes du Conseil régional demandent d'appliquer le principe de précaution.

Un terrain de football à cinq à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ce dimanche.
Un terrain de football à cinq à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ce dimanche. © Radio France - M.B.

Île-de-France, France

Les petites boules noires en caoutchouc sur les terrains de football synthétiques comporteraient près de 200 substances toxiques. C'est ce que dénonce une enquête du magazine So Foot dans son édition de novembre, citant une étude de chercheurs américains.

Le groupe des Verts à la Région demande de mettre fin aux subventions pour ce type de terrain. Il faut dire que ces pelouses se développent à grande vitesse en Île-de-France, où l'on manque d'équipements sportifs pour footballeurs et rugbymen.

1 terrain sur 3 est synthétique en Seine-Saint-Denis

Sur près de 3 000 terrains en Île-de-France, un sur cinq est aujourd'hui en synthétique. Mais c'est un sur deux à Paris, un sur trois dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. Plus vous êtes dans une zone concentrée, plus vous avez de chance - ou de risque - de jouer sur les petites billes noires incriminées par l'enquête de So Foot.

Même sur les terrains les plus récents, où elles ne sont pas apparentes, les fameuses billes noires sont présentes sous le faux gazon. - Radio France
Même sur les terrains les plus récents, où elles ne sont pas apparentes, les fameuses billes noires sont présentes sous le faux gazon. © Radio France - M.B.

Selon le magazine, elles comportent jusqu'à 190 substances toxiques. So Foot cite l'étude d'une universitaire américaine ayant recensé 239 cas de cancers du sang chez des joueurs et joueuses habitués de ces terrains.

Ces billes, on en a partout quand on joue. T'en mets partout chez toi. Tu en retrouves dans les chaussures, les chaussettes, parfois même dans le slip !" - Khalid, 24 ans, joueur amateur

Pas de panique non plus, d'autres études sont moins alarmistes. Un chercheur belge estime que le risque est inférieur à celui de la pollution de l'air. L'Etat n'a d'ailleurs pris aucune mesure de restrictions pour ces terrains. Ce que les Verts du Conseil régional demandent aujourd'hui, c'est bien l'application d'une principe de précaution.