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Les femmes sont-elles moins bien soignées que les hommes ?

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Par , , France Bleu

Les femmes semblent plus touchées que les hommes par les scandales sanitaires et on vous explique pourquoi.

Dans Minute Papillon !, Sidonie Bonnec s'intéresse à un scandale sanitaire trop souvent ignoré. Dépakine, Mediator, Distilbène, Levothyrox et plus récemment l'Androcur ont particulièrement touché des femmes. Delphine Bauer est co-auteure du livre "Mauvais traitements. Pourquoi les femmes sont mal soignées" et elle a quelques éléments d'explications.

Les femmes exclues des tests cliniques

Il est inutile d'avoir fait des études de médecine pour constater qu'il existe des différences physiologiques évidentes selon le genre. On peut alors imaginer facilement que des organismes bien différents n'auront pas tout à fait la même réaction face à une molécule. Si dans un grand nombre de cas un médicament produit le même effet sur un homme ou sur une femme, il peut arriver que les conséquences soient bien plus dramatiques.

Les femmes sont sous-représentées dans les essais cliniques

Delphine Bauer fait le constat que, depuis l'Antiquité, la science est d'abord pensée par les hommes et pour les hommes. Les femmes sont par exemple minoritaires dans les essais cliniques, ces protocoles de test qui doivent pourtant permettre d'identifier les effets indésirables d'une molécule. 

Quand on doit tester un médicament destiné à une population mixte, le groupe de patients qui sert de cobaye est majoritairement masculin. Faute d'un échantillon féminin assez vaste, on ne découvre certains effets secondaires qu'après la mise en circulation du médicament.

Des scandales à répétition

Dans les années 1950 et 1960, le scandale du thalidomide éclate après que de nombreuses malformations sont apparues sur des nouveau-nés. Dès lors, l'industrie pharmaceutique prend la décision d'écarter les femmes des essais cliniques, pour les protéger. Il s'agit notamment d'éviter de découvrir à plus ou moins long terme des complications sur de futures grossesses.

Avec le recul, Delphine Bauer formule l'hypothèse que cette mesure de protection pour les femmes et leurs fœtus a pu être contre-productive. Elles sont par exemple exclues des études cliniques qui traitent du SIDA ou de la prévention de l'infarctus.

En conséquence, le public ignore souvent que les symptômes d'une crise cardiaque sont différents chez les hommes et les femmes, comme le détaille Delphine Bauer au micro de Sidonie Bonnec.

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