Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : les Français stockent les médicaments par peur de la pénurie durant le confinement

-
Par , France Bleu

Paracétamol contre la fièvre, traitement pour les maladies chroniques, la vente de médicaments a connu un bond de 20 à 40 % au début du confinement indique une étude de l'Assurance-maladie et l'Agence de sécurité des médicaments publiée jeudi.

Illustration pharmacie
Illustration pharmacie © Radio France

Par peur de manquer, les Français souffrant de maladies chroniques ont fait d’impressionnants stocks de médicaments lors des deux premières semaines de confinement. C’est ce que révèle une étude de l’Assurance-maladie et l’Agence de sécurité des médicaments, publiée jeudi dans le journal Les Echos

Peur de la pénurie 

Confronté régulièrement en temps normal à des pénuries de médicaments, les patients atteints de maladies chroniques ont eu peur de ne plus avoir leur traitement habituel pendant le confinement. Ils se sont rués en pharmacie. 

Dès la première semaine de confinement il y a eu 600.000 personnes supplémentaires pour acheter des anti-hypertenseurs, 230.000 de plus pour les anti-diabétiques, et pour le cholestérol c’est 270.000 clients supplémentaires. 

Un pic est également observé pour la contraception orale à +45,3 % la première semaine. 

Les traitements anti-rétroviraux du VIH ont progressé de +32 % la première semaine et les produits pour la thyroïde à base de lévothyroxine de +41 %. 

Dans une moindre mesure les ventes d’antidépresseurs ont progressé 22 %. 

La peur du Covid-19 

La peur du Covid-19 a fait exploser les ventes de paracétamol avec une augmentation d'un million et demi de personnes au cours des premières semaines du confinement. Il avait même fallu limiter les ventes à une boite par personne, deux en cas de fièvre.  

La chloroquine et l’hydroxychloroquine ont également vu leurs ventes s’envoler particulièrement en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. La chloroquine a enregistré un pic le 27 février avec pour l'hydroxychloroquine un bond de +145 %, alors que la polémique autour des travaux de Didier Raoult battait son plein. 

En revanche, les ventes d'anti-inflammatoires ont chuté de -60 % à la suite de la mise en garde par les autorités sanitaires. 

Baisse de la vaccination, des coloscopie et IRM 

Inversement, la peur de sortir pour consulter son médecin en dehors du Covid-19 a entraîné une baisse des ventes d’autres médicaments, notamment les vaccins avec moins 50 à 70 % des vaccins anti-HPV, le ROR rougeole-oreillons-rubéole et les vaccins antitétaniques.  

Le traitements de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) qui touche la vue des personnes âgées a baissé de 40 % la deuxième semaine de confinement.  

Enfin les ventes des préparations pour coloscopie, des produits iodés pour scanner, des produits de contraste pour IRM ont chuté de 60 % la deuxième semaine de confinement. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess