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Les Françaises se détournent de la pilule contraceptive

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Par , France Bleu

La ministre de la Santé a reçu ce mardi une enquête de l'Inserm-Ined sur l'évolution des méthodes contraceptives. Sur fond de controverse médiatique autour de la pilule et de sa dangerosité, l'étude révèle d'importants changements des modes de contraception utilisés par les femmes en France.

Les risques vasculaires multipliés par deux avec la pilule de troisième génération
Les risques vasculaires multipliés par deux avec la pilule de troisième génération © Maxppp

La pilule contraceptive est victime de sa mauvaise réputation. Après la controverse fin 2012 sur les risques thrombo-emboliques des pilules de troisième et quatrième génération, les ventes avaient fortement chuté au premier semestre 2013 suite à l'annonce en mars 2013 par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, du déremboursement de certaines de ces pilules. Près d'un an après, l'enquête Fécond , réalisée par l'Institut national d'études démographiques sur l'utilisation des méthodes contraceptives a été remise ce mardi 13 mai à la ministre. 

Son résultat révèle un tournant : depuis 2010, on enregistre *une diminution globale du nombre de femmes prenant la pilule**  (-8%). Chez les 20-24 ans et les 25-29, la baisse est encore plus importante avec respectivement -10% et -17% de femmes ayant recours à un contraceptif oral.

Les femmes continuent à utiliser une contraception mais boudent la pilule

Le déremboursement des pilules de troisième et quatrième générations n'est pas la seule explication à la désaffection des femmes envers les contraceptifs oraux. Certes, près d'une femme sur cinq déclare avoir changé de méthode contraceptive après l'épisode médiatique de 2012-2013. Mais le recours à la pilule était déjà en baisse depuis une dizaine d'années. Au total, entre 2000 et 2010, le nombre de femmes sous contraception orale est passé de 55 à 50%. Ce nombre tombe à 41% en 2013.

Toutefois, l'étude ne montre aucun abandon de contraception : le nombre de femmes sexuellement actives qui ne souhaitent pas d'enfant et n'utilisent aucune méthode contraceptive reste stable entre 2010 et 2013. Il ne représente que 3% des personnes interrogées. 

D'après l'étude, les contraceptifs hormonaux sont globalement boudés des femmes en âge de procréer qui leur préfèrent le DIU (dispositif intra-utérin, plus connu sous le nom de stérilet) ou l'usage du préservatif. Enfin, on constate également un retour aux méthodes dites "naturelles" comme le retrait ou l'abstinence périodique. Des méthodes dont la fiabilité reste moindre et dont l'engouement s'explique aussi par la baisse ou l'absence de couverture santé chez les plus jeunes dès lors qu'il s'agit de contraception.

Les femmes se détournent des pilules de 3e et 4e générations
Les femmes se détournent des pilules de 3e et 4e générations

* L'étude a été réalisée auprès des femmes ni stériles ni enceintes ayant des rapports hétérosexuels et ne voulant pas d'enfant entre 2010 et 2013.

> Lire les conclusions de l'étude en PDF : la crise de la pilule en France.

La réputation de la pilule a été entachée par les controverses autour de sa dangérosité
La réputation de la pilule a été entachée par les controverses autour de sa dangérosité
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