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Santé – Sciences

VIDÉO - Les futurs as de la cybersécurité européenne s'affrontent à Valence

jeudi 8 novembre 2018 à 4:00 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Pour la deuxième année consécutive, l'école d'ingénieur Esisar, à Valence (Drôme), accueille du 8 au 10 novembre les finales européennes du Cyber Security Awareness Week, un concours mondial de cybersécurité.

Les équipes de douze pays européens se retrouvent pendant trois jours à L'Esisar, école d'ingénieur à Valence.
Les équipes de douze pays européens se retrouvent pendant trois jours à L'Esisar, école d'ingénieur à Valence. - Institut polytechnique de Grenoble

Valence, France

Les entreprises se les arrachent. Ces futurs professionnels de la cybersécurité, la sécurité sur internet, s'affrontent dans un concours mondial. Le Cyber Security Awareness Week oppose 107 pays dans les premières phases qualificatives. Viennent ensuite les épreuves finales réparties sur chaque grande région : New-York pour le continent nord-américain, Ariana en Tunisie pour le Moyen-Orient et le Maghreb, Mexico pour le Mexique, Kanpur pour l'Inde, et Valence pour le continent européen. À partir de ce jeudi et jusqu'à samedi, les équipes de douze pays européens se retrouvent donc à L'Esisar, à Valence.

Plusieurs épreuves sont prévues dans les locaux de l'école d'ingénieur drômoise. Il y a, par exemple, l'épreuve de la lampe. "Il faut hacker une ampoule pour lui faire envoyer des informations, que nous devons récupérer par la suite", explique Paul Noalhyt. Cet étudiant de 22 ans est en dernière année à L'Esisar. "Nous devons mettre en place une attaque."

Si vous n'avez pas bien saisi ce que Paul devait faire, c'est normal. L'étudiant reconnaît qu'il parle un peu chinois. "Je sais que ce sont des choses qui dépassent les gens, sourit le jeune homme. Mais ces sécurités, on les utilise tous les jours ! Quand on se connecte à un site internet, il y a des systèmes de sécurité qu'on n'imagine même pas. Et on en a besoin."

"Ça ressemble à ce qu'il y a dans les films. Parfois, même, on dépasse les films !" - David Hely, enseignant-chercheur

L'épreuve de la lampe est mise en scène, avec un scénario. "On a cette lampe connectée, commence David Hely, enseignant-chercheur à L'Esisar. On a un complice qui va changer une ampoule dans une entreprise. Il installe donc cette ampoule connectée. Grâce à cette lampe connectée, on pourra récupérer des données de l'entreprise."

36 heures devant un ordinateur

Une autre épreuve se présente comme un marathon. Les équipes doivent pénétrer dans des systèmes d'information sécurisés. Ils doivent forcer la porte, en quelque sorte. "L'épreuve dure 36 heures, précise David Hely. Il s'agit de violer des bases de données pour récupérer des informations sensibles."

Les travaux des étudiants sont utiles à la recherche, selon l'enseignant-chercheur. "Toutes les attaques développées par les étudiants lors du concours ont été utilisées pour valider des contre-mesures que l'on retrouve aujourd'hui dans des produits industriels. On a besoin de savoir comment un hacker fonctionne pour développer des systèmes de sécurité."

Vers une pénurie de cyberdéfenseurs 

Dans un an, pour la plupart, les étudiants de L'Esisar seront sur le marché du travail. Mais 75% d'entre eux trouvent un emploi avant même d'avoir obtenu leur diplôme. C'est le cas de Paul Noalhyt. "Je vais sûrement travailler à New York, dans une entreprise de cybersécurité où j'ai fait mon stage. Ils ont proposé de m'embaucher."

En moyenne, les étudiants sortants trouvent un emploi en un mois seulement. Les professionnels craignent même une pénurie de plusieurs millions de cyberdéfenseurs dans quelques années. 

"Il y a plus d'offres que de candidats." - David Hely, enseignant-chercheur

Avec ce concours, dont les épreuves sont ouvertes au public, L'Esisar espère faire naître des vocations. Rendez-vous à l'école d'ingénieur, 50 rue Barthélémy de Laffemas à Valence, près de l'hôpital, pour assister aux épreuves. Il faut s'inscrire au préalable sur le site de L'Esisar.