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Au bout du rouleau, les infirmières se mobilisent

Montbéliard, France

Il n'y a pas que les opposants à la loi Travail qui se mobilisent aujourd'hui : c'est le cas également des infirmières libérales à l'occasion de la journée internationale de l'infirmière. Nathalie Depoire, infirmière à Montbéliard et présidente de la CNI, dénonce un manque criant de reconnaissance.

Les infirmières se mobilisent
Les infirmières se mobilisent © Maxppp - .

Comme chaque 12 mai depuis des décennies, la CNI - la Coordination Nationale Infirmière - se mobilise pour rappeler aux pouvoirs publics la difficulté et même parfois la souffrance dans laquelle se trouve la profession notamment en milieu hospitalier. Nathalie Depoire est Montbéliardaise et présidente de ce syndicat. Elle affirme que la situation est telle aujourd’hui que certains infirmiers ou infirmières quittent la profession au bout de quelques années : "On a un métier formidable mais des conditions d’exercices qui deviennent de plus en plus difficiles. Et nous ne sommes pas en adéquation avec la qualité des soins qu’on voudrait réaliser".

Des infirmières sous payées

Aujourd’hui, beaucoup d’infirmières se sentent méprisées et ont le sentiment d'être le parent pauvre du système de santé, notamment sur la question des salaires, regrette Nathalie Depoire : "Une infirmière qui débute sa carrière à l’hôpital va gagner 1.600 euros bruts par mois et va terminer sa carrière à 2.600 bruts. Le tout pour 35 heures en théorie, car les heures supplémentaires sont nombreuses mais pas forcément rémunérées".

Des conséquences pour les patients ?

Si les conditions de travail et le manque de reconnaissance ont des répercussions réelles sur le moral des infirmières, la qualité des soins des patients ne doit pas en faire les frais. Mais ce n’est pas toujours évident, reconnaît Nathalie Depoire : "On arrive encore à maintenir un cap de sécurité, mais on est de plus en plus sur le fil de ce côté-là. Forcément avec la pression, les rappels incessant, la polyvalence - puisqu'on on est obligé de changer de service pour pallier à l’absentéisme - on n’est pas dans la qualité absolue".

Nathalie Depoire, président de la CNI

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