Santé – Sciences

Les jeunes boivent plus d'alcool : la faute à qui ?

France Bleu Bourgogne mercredi 1 avril 2015 à 15:00

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Illustration © Maxppp

Un tiers des jeunes adultes déclare faire au moins une soirée très arrosée par mois. Et le phénomène de la « biture express » prend de plus en plus d’ampleur… Les jeunes boivent plus d'alcool : la faute à qui ? C’est la question du jour.

Les jeunes recherchent de plus en plus l’ivresse . C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

Ils sont plus excessifs...

Un tiers des 18-25 ans déclare faire au moins une soirée très arrosée par mois (au moins 6 verres d’alcool). Et la part des jeunes ayant connu au moins 3 ivresses dans l’année a quasiment doublé en 10 ans.

Elles se saoulent aussi...

L’Inpes fait un autre constat : les filles sont de plus en plus concernées par le phénomène. Les différences de consommation entre les jeunes hommes et les jeunes femmes diminuent. En 2005, elles n’étaient que 2% à faire une dizaine de soirées très arrosées dans l’année. Aujourd’hui, elles sont 11%.

Ils se saoulent plus vite...

Quant à la « biture express », ou « binge drinking » en anglais, elle est de plus en plus fréquente dans les soirées. Le principe est simple : boire beaucoup d’alcool très vite… une beuverie rapide , en quelque sorte. Le comportement est adopté par 14% des 15-24 ans. Le phénomène est en plein essor en France, depuis quelques années.

... et des soirées qui finissent aux urgences

Conséquence : il est de moins en moins rare de voir débarquer des jeunes aux urgences , après une soirée bien arrosée. Didier Honnart est chef de pôle des urgences du CHU de Dijon : « Je peux vous confirmer les données de l’Inpes. Les jeudi soir, vendredi soir et samedi soir, on a vraiment beaucoup d’entrées de personnes alcoolisées ! Souvent des gens jeunes, et les filles ne sont pas du tout épargnées ! ». Ce qui signifie pas pour autant la multiplication des comas éthyliques : Didier Honnart précise que la grande majorité d’entre eux reste à l’hôpital le temps « d’éliminer » ce qu’ils ont consommé… jusqu’au lendemain matin.

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