Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Les kinésithérapeutes "pris en étau entre le devoir de soigner et celui de se protéger"

La grande majorité des kinésithérapeutes ont fermé leur cabinet depuis le début du confinement. En Sarthe, comme partout en France, les praticiens manquent de matériel de protection. Ils sont inquiets pour l'état de leurs patients.

Depuis le début du confinement, les plus de 300 kinés sarthois ont presque tous fermé leur cabinet et font des consultation à domicile pour les patients les plus urgents
Depuis le début du confinement, les plus de 300 kinés sarthois ont presque tous fermé leur cabinet et font des consultation à domicile pour les patients les plus urgents © Maxppp - CAROLINE BLUMBERG

En pleine épidémie de coronavirus, certains spécialistes ne peuvent plus (ou presque plus) exercer, faute de protections. S'ils n'y sont pas obligés, les kinésithérapeutes sont fortement incités à fermer leur cabinet par le conseil national de l'ordre. Le grande majorité des plus de 300 kinés de Sarthe ont donc fermé boutique depuis un mois.

Dans les Ehpad, de nombreux résidents ne marchent plus

La situation n’est plus tenable notamment pour les personnes âgées, selon Laurent Rousseau, le président de la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (FFMKR) de Sarthe, le syndicat a lancé une enquête auprès des rares kinés qui vont encore dans les Ehpad.

"Avant le confinement pour dix personnes, il y en avait peut-être neuf qui marchaient normalement et un difficilement, explique le praticien. Quelques semaines ça s'est inversé avec des situations dramatiques d'alitement.

La prise d'antalgiques augmente pour pallier les séances de kiné

Avec les pharmaciens de Sarthe, la FFMKR a constaté une augmentation très préoccupante d'automédication d'antalgiques. "Pour des patients qui avaient soit des entorses, soit des douleurs de dos ou d'épaules, etc., et qui n'ont plus accès aux kinésithérapeutes."

Après le déconfinement, les praticiens craignent que l'état de certains se soit profondément dégradé, "On va les retrouver dans les semaines à venir dans des situations de blocage et de douleur très préoccupantes."

Manque de matériel de protection 

Pour les patients les plus urgents - ceux qui souffrent de maladies respiratoires, ceux qui sortent d’opération - les visites à domicile sont encore possibles, mais sous condition, "Il faut pour ça avoir du matériel, des masques, des sur-blouses, des charlottes, etc. C'est là que ça pose de problèmes d'approvisionnement."

Six masques par kiné par semaine, en Sarthe, dont 2 masques FFP2 (ce qui n'est pas systématique). Peu de protections, donc, et toute une organisation à revoir à la réouverture des cabinets. "Il faudra tout désinfecter, mettre en place des mesures d'hygiène qui sont drastiques.", affirme Laurent Rousseau.

L'organisation des cabinets doit être repensée

Il faudra aussi apprendre aux patients les gestes barrières : ne pas se croiser, ne pas laisser ses vêtements n’importe où, etc. Chez le kiné non plus, la vie ne reprendra pas comme avant le 11 mai.

Le télésoin maintenant autorisé 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour pallier les soins en cabinet, le ministère de la Santé autorise depuis le 16 avril 2020 les séances en télésoin. Une décision très attendue des praticiens. "On est pris en étau entre le devoir de soigner nos patients et la nécessité de se protéger", explique Guillaume Rousseau, masseur-kinésithérapeute à Coulaines. 

Le télésoin "mesure barrière par excellence", selon Guillaume Rousseau, masseur-kinésithérapeute à Coulaines (Sarthe)

Choix de la station

À venir dansDanssecondess