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Santé – Sciences

Les laboratoires de biologie médicale en grève à partir de ce lundi

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Par , France Bleu Occitanie

Les laboratoires de biologie médicale, 350 en Occitanie, sont en grève du 23 septembre au 1er octobre. Ils protestent contre la décision de la Sécurité Sociale d'amputer 170 millions d'euros d'économies en 2020 sur les dépenses du secteur. Les sites de proximité seraient menacés.

Le Dr Richard Fabre à Labège (31) président de l'union régionale des biologistes d'Occitanie.
Le Dr Richard Fabre à Labège (31) président de l'union régionale des biologistes d'Occitanie. © Radio France - Bénédicte Dupont

Haute-Garonne, France

Vous vous en rendrez compte cette semaine si vous allez faire des analyses au laboratoire de biologie médicale : ils sont en grève à partir de ce lundi 23 septembre, et jusqu'au 1er octobre. Ils prévoient de fermer les après-midis, sauf urgence. Les labos, c'est notre quotidien : diabète, cancers, procréation, grossesse, infections, etc. En tout, ce sont 500.000 prélèvements réalisés par jour en France et 45.000 salariés concernés. Des professionnels en grève donc parce que, la Caisse nationale de l'Assurance maladie (CNAM) a prévu de réduire leur budget de 4%, 170 millions d'euros en moins l'année prochaine.

Les laboratoires de biologie médicale font travailler 48.000 personnes en France. - Radio France
Les laboratoires de biologie médicale font travailler 48.000 personnes en France. © Radio France - Bénédicte Dupont

Un rouage essentiel du système de santé

La biologie médicale privée en France concourt à 70% des diagnostics médicaux, au dépistage, au suivi des patients et à l'évaluation des risques. La "consommation" de prélèvements augmente chaque année de 3%, pour des raisons essentiellement démographiques, mais en même temps les tarifs eux ont été réhaussés de 0,25% par an seulement depuis 2008. La biologie médicale est même la seule activité de soin conventionne dont le montant des examens remboursés par l'Assurance Maladie n'a pas l’autorisation de progresser de 2,5% par an, comme les médecins ou les infirmiers. 

Le gouvernement est incohérent. Il veut lutter contre les déserts médicaux, arrêter le tout-hospitalier. Du coup, c'est nous qui nous occupons de tous ces patients à surveiller en post-opératoire. Et nous sommes la seule branche médicale qui subit des baisses tarifaires. — Richard Fabre, biologiste médical à Labège et président de l'union régionale des biologistes d'Occitanie

Les sites de prélèvement de proximité en danger 

En 2010, la profession a déjà été profondément rationalisée, avec la création de gros plateaux techniques comme celui de la clinique Croix-du-Sud par exemple à Quint-Fonsegrives, qui réalise les analyses pour des dizaines de sites de prélèvement. Auparavant, les laboratoires faisaient eux-mêmes leurs analyses. La moitié du chiffre d'affaires est concentrée par des labos de 50 à 200 salariés.

Moins 4% c'est énorme, inédit. Nos investissements sont tellement lourd sur le matériel à cause de la robotisation que nous ne pouvons pas nous le permettre. La seule solution sera de supprimer les sites de prélèvements les moins rentables, donc en campagne. — Bernard Nespoulous, biologiste à Montauban, délégué régional du Syndicat Des Biologistes (SDB)

Les restrictions imposées ces dernières années auraient, selon la profession, déjà allongé les délais de rendu de résultats, et obligé à la fermeture partielle ou totale de petits sites jugés peu rentables.

Une pétition circule dans plusieurs laboratoires. - Radio France
Une pétition circule dans plusieurs laboratoires. © Radio France - Bénédicte Dupont

En 2013, la profession avait déjà subi une baisse budgétaire importante. La pétition lancée par les syndicats du secteur avait recueilli 1,2 millions de signatures.

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