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Santé – Sciences

Les malades de Parkinson en Vaucluse s'inquiètent d'une rupture de stock d'un médicament

mercredi 3 octobre 2018 à 5:24 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Le laboratoire MSD annonce une rupture de stock du Sinemet pendant plusieurs mois. Les patients s'inquiètent du changement de traitement ou des éventuels effets d'un générique. Les pharmaciens de Vaucluse les rassurent : un protocole est proposé aux pharmaciens.

Le médicament sera en rupture de stock dès le mois d'octobre
Le médicament sera en rupture de stock dès le mois d'octobre © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

En Vaucluse, les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson s'inquiètent de la rupture de stock annoncée d'un médicament. Le laboratoire et l'agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de santé  ont déjà prévenu qu'ils ne pourront pas fournir un médicament d'octobre à mars prochain. Il s'agit du médicament Sinemet, un médicament qui atténue les symptômes de la maladie. Un générique devrait être proposé aux malades. L'ANSM met en place met en place un plan d’actions afin d’éviter toute interruption de traitement chez les patients concernés.

Les pharmaciens veulent rassurer devant le risque de raideur extrême des malades

Cette rupture de stock inquiète Elisabeth Rol - Brunel dont le mari de 76 ans souffre de la maladie de Parkinson. Elle redoute les conséquences d'un changement de traitement car "le problème c'est le dosage. Le rythme de prise du médicament est difficile à trouver car il varie selon les malades. Cette rupture va poser des problèmes car on ne peut pas remplacer directement un médicament. Le malade risque de retrouver toutes ces raideurs et tous ses symptômes à l'extrême." 

Au syndicat des pharmaciens de Vaucluse, la présidente Brigitte Ferren estime "légitime" l'inquiétude des malades mais elle se veut rassurante face à ce "problème de production". Elle ajoute que les professionnels de santé ont "tous été prévenus suffisamment tôt. Le laboratoire a mis en place un protocole destiné aux médecins pour orienter les patients vers un autre traitement ou le générique. Il serait ridicule d'avoir une angoisse car tout est prévu pour que les médecins trouvent une alternative thérapeutique".

Angoisse des patients et stress qui aggrave les symptômes

Malgré l'avis des pharmaciens, Elisabeth Rol - Brunet parle tout de même d'une grande angoisse pour son mari car selon elle les génériques présentent "toujours une petite différence de dosage alors que les malades doivent garder leur dosage. Si tout le monde se précipite sur le générique, le problème sera le même. En plus, ces malades de Parkinson sont très sensibles au stress car ça intensifie leur symptômes. Donc il y a une grande inquiétude."