Santé – Sciences

Les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité chez les femmes

Par Julie Szmul et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu lundi 28 septembre 2015 à 18:28

Les infarctus tuent plus que le cancer du sein chez les femmes.
Les infarctus tuent plus que le cancer du sein chez les femmes. © Max PPP

Ce mardi, c'est la journée mondiale du cœur. L'occasion d'évoquer les maladies cardiovasculaires chez les femmes : un sujet dont on parle peu, mais qui est une vraie réalité. Un quart des 65 000 infarctus du myocarde recensés en France chaque année concerne des femmes.

Dans l'imaginaire collectif, l'infarctus reste un accident typiquement masculin. Pourtant, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes en France : 42% des décès contre 27% attribués, par exemple, aux cancers. 65 000 Français font un infarctus du myocarde chaque année, dont un quart de femmes.

3 fois plus de cas en 15 ans

Ces quinze dernières années, le nombre d'infarctus chez les femmes de moins de 50 ans a triplé. En cause notamment, le mode de vie des femmes, maintenant similaire à celui des hommes. La sédentarité, le surpoids, l'hypertension, le cholestérol, le diabète, mais aussi le tabagisme, encore plus dangereux lorsqu'il est associé à la prise d’œstrogènes, sont des facteurs à risque. Le cardiologue Olivier Rousseau, qui travaille à Saint-Étienne, reçoit 2 000 patients par an. 1/3 sont des femmes.

Olivier Rousseau est cardiologue à Saint-Etienne.

Des symptômes méconnus

Bien souvent, le risque réside dans le fait que les femmes connaissent moins bien que les hommes les symptômes d'une attaque cardiaque. Les signes sont pourtant les mêmes, quel que soit le sexe : une forte douleur dans la poitrine, irradiant dans la mâchoire et les épaules, une douleur au milieu du dos, un essoufflement, des palpitations, des nausées ou encore une fatigue inhabituelle.

Reportage avec des femmes dans les rues de Saint-Étienne.

Les femmes, contrairement aux hommes, ont également tendance à confondre les signes d'un infarctus avec ceux d'une crise d'angoisse. D'où la nécessité d'une surveillance régulière, tous les deux ans à partir de la ménopause, chez un spécialiste. Dans 70% des cas, un infarctus chez la femme s'annonce par une très grosse fatigue, associée à des troubles du sommeil dans le mois qui précède l'attaque.