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Santé – Sciences

Les médecins du pôle de santé du Coglais se déclarent en ZAD médicale

vendredi 11 mai 2018 à 16:42 Par Fanny Beaurel, France Bleu Armorique

Les médecins du pôle de santé du Coglais dénoncent avec les élus une décision de l'Agence régionale de Santé. L'ARS ne compte pas placer, comme prévu, leur secteur en zone d'intervention prioritaire.

Les médecins se mobilisent et lancent une pétition contre la décision de l'ARS © Radio France - Fanny Beaurel
Les médecins se mobilisent et lancent une pétition contre la décision de l'ARS © Radio France - Fanny Beaurel © Radio France - Fanny Beaurel

Les quatre médecins installés à St Brice en Cogles, St Etienne en Cogles et Montours se déclarent en Zone à Défendre (ZAD) médicale. L'Agence régionale de Santé leur avait annoncé en octobre dernier, le placement de leur secteur en zone d'intervention prioritaire, mais elle prévoit de faire marche arrière. Le pôle de santé du Coglais n'apparaît plus prioritaire dans la carte provisoire de l'ARS. C'est un coup de massue pour les médecins du secteur.

Des subventions pour ne pas devenir un désert médical

Etre classé en zone prioritaire, cela permet à des médecins qui voudraient s'installer dans le secteur de bénéficier d'aides financières et notamment de 50 000 euros s'ils restent sur place pendant cinq ans. Le pôle de santé du Coglais compte aujourd'hui quatre médecins dont trois qui partiront à la retraite en 2019. Deux autres médecins étaient prêts à s'installer, motivés par les subventions, tout est donc remis en cause. " On se sent vraiment trahis, cette zone prioritaire était un important moyen financier incitatif pour faire venir de jeunes médecins dans le canton. S'il n'y a pas une carotte, ils ne font pas la démarche " explique le Dr Christian Rousseau, le président du pôle de santé du Coglais qui craint, comme ses confrères, que le secteur devienne un désert médical d'ici trois ans. 

Une pétition pour mobiliser la population

L'Agence régionale de Santé met en avant plusieurs critères pour expliquer sa décision. " Il nous manque des malades chroniques, précaires et on est trop près de l'hôpital de Fougères , à croire que les gens qui ont de petites maladies ou bobos iront aux urgences à Fougères... " déplore le Dr Christian Rousseau. Le zonage définitif de l'ARS doit être adopté courant juin. Les médecins, de leur coté, ont lancé une pétition auprès de leurs patients pour qu'elle revienne sur sa décision.