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Santé – Sciences

Les mueslis non bio sont bourrés de pesticides, dont certains perturbent l'organisme

mardi 11 octobre 2016 à 11:32 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

La plupart des mueslis contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont des perturbateurs endocriniens, révèle ce mardi l'ONG Générations futures. Seules les céréales bio échappent aux produits chimiques.

Seuls les mueslis bio échappent aux pesticides.
Seuls les mueslis bio échappent aux pesticides. © Maxppp - Julio Pelaez

La plupart des mueslis contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont des perturbateurs endocriniens, révèle ce mardi 11 octobre une enquête de l'ONG Générations futures. Seules les céréales bio sont exemptes de traces de ces produits phytosanitaires, l'agriculture biologique interdisant l'utilisation des pesticides. l'enquête de Générations futures porte sur quinze échantillons.

Seules les céréales bio sont exemptes de pesticides

L'ONG, spécialisée dans l'étude des dangers liés aux pesticides et aux OGM, affirme que ces paquets de céréales contiennent en moyenne 9,4 résidus de pesticides, dont 5,4 suspectés d'être des perturbateurs endocriniens. Ces substances chimiques perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies. Aucun résidu n'a en revanche été trouvé dans cinq échantillons de mueslis bio analysés. L'ONG a fait analyser 15 mueslis et produits assimilés non bio et cinq bio, achetés dans des supermarchés dans les Hauts-de-France. Ils appartiennent à de grandes marques (Kellogg's, Nestlé, Jordans...) ou des marques de distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour...).

354 fois la concentration tolérée dans l'eau de boisson

"Dans les 15 échantillons non bio testés, 141 résidus ont été retrouvés au total, dont 70 ont pu être quantifiés", indique Générations Futures. "Parmi ces 141 résidus, 81 sont des perturbateurs endocriniens suspectés, soit 57,44% du total". Le nombre maximum de résidus trouvés dans un échantillon non bio s'est établi à 14, le nombre minimal à six, indique encore l'enquête. Avec une concentration moyenne de 0,177 mg/kg de résidus de produits chimiques quantifiés par échantillon, Générations futures affirme que c'est 354 fois la «*_concentration maximale admissible tolérée dans l'eau de boisson* pour l'ensemble des pesticides»_

Des taux conformes à la réglementation

Mais pour une consommation de 50 à 100 grammes par jour de produit, "aucune dose journalière admissible" ne semble être dépassée, précise l'ONG. La dose journalière admissible est la quantité de substance chimique que l'on peut ingérer par jour, au cours de sa vie, sans risque appréciable pour sa santé. « La Commission européenne a dévoilé en juin les critères permettant de définir les perturbateurs endocriniens, mais cette définition est très loin d’être à la hauteur des enjeux en matière de protection des populations, nuance François Veillerette, le porte-parole de Générations futures.De nombreuses études ont montré que les perturbateurs endocriniens diminuaient la fertilité humaine. Ils sont aussi soupçonnés d'affecter le système immunitaire et la fonction respiratoire chez l'enfant, et de favoriser le diabète.