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Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Les ophtalmologistes ne voient rien venir

vendredi 5 mai 2017 à 10:41 Par Eric Bouvet, France Bleu Armorique

Avec des délais de 6 mois à Rennes pour obtenir un rendez-vous, les ophtalmologistes demandent une hausse du numerus clausus, en première année de médecine, mais surtout en internat.

Il faut relever le numerus clausus en internat selon le SNOF
Il faut relever le numerus clausus en internat selon le SNOF © Maxppp - François Destoc

Bretagne, France

Le numérus clausus en première année de médecine a certes été augmenté ces deux dernières années en France, mais pas suffisamment pour combler la pénurie d'ophtalmologistes. Pire, pour le Dr François-Bruno Le Bot, ophtalmo à Saint-Malo et membre du SNOF (Syndicat National des ophtalmologistes de France), le numerus clausus en internat a baissé pour les étudiants en ophtalmologie.

Jusqu'à 6 mois de délai chez le Docteur Le Bot

Rennes attire, les ophtalmos se retirent

Cette pénurie d'ophtalmologistes est particulièrement criante en Ille-et-Vilaine, encore plus à Rennes, où, sur les deux dernières années, une dizaine est partie en retraite. Pourtant, Rennes est une ville qui attire, qui possède une fac de médecine et un CHU. Mais la démographie est importante dans la métropole, la" population vieillit" aussi, et il y a "de plus en plus de traitements" novateurs et une "exigence visuelle" dans notre société.

Mais le problème majeur c'est le numerus clausus

Actuellement, il y a près de 250 ophtalmologistes qui partent en retraite chaque année en France, mais il n'y en a que "159 qui sont formés". Certes, en novembre dernier, la Ministre de la santé a annoncé "un numerus clausus augmenté de 478 places" (après une hausse de 131 places l'année précédente), mais ça ne résout pas le problème pour le Docteur Le Bot. Le problème vient du nombre de places insuffisantes en internat d'ophtalmologie. 159 donc en 2015, en baisse à 152 en 2016.

L'ophtalmologie prisée, mais pas augmentée

Pas suffisamment d'ophtalmologistes à être formés donc, mais ce n'est "pas par manque d'intérêt ou de vocation" explique le Docteur Le Bot, "c'est même la spécialité la plus demandée par les internes".

C'est pourquoi le SNOF a adressé un courrier aux candidats de la Présidentielle, leur demandant de soutenir une hausse des postes d’internes en ophtalmologie à hauteur de 250 par an. Six y ont répondu. "Pour l'instant ce sont des promesses, mais les actes ne sont pas en face des paroles".