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Les patients en fin de vie pourront mourir chez eux sans souffrir

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Par , France Bleu Paris
France

Les médecins de ville vont pouvoir mieux accompagner leur patient en fin de vie. D'ici 4 mois, ils auront le droit d'administrer du Midazolam, puissant sédatif dont l'usage était jusque là autorisé uniquement à l'hôpital.

Les patients en soins palliatifs pourront mourir chez eux sans souffrir
Les patients en soins palliatifs pourront mourir chez eux sans souffrir © Maxppp - Philippe Turpin

Mourir à domicile plutôt qu'à l'hôpital, quand on est en fin de vie. Le sujet nous concerne tous, à plus ou moins long terme.  Une avancée importante vient d'être réalisée pour aller dans ce sens : Le ministère de la santé a aussitôt donné son accord, après une recommandation de la Haute Autorité de Santé publiée ce lundi. 

Toute personne en phase terminal pourra passer ses derniers jours, alitée chez elle, avec le même traitement administré à l'hôpital, car d'ici quatre mois, le médecin généraliste pourra délivrer ce puissant sédatif qu'est le midazolam. C'est ce médicament qui avait été administré à Vincent Lambert, durant une semaine, en juillet dernier, avant qu'il ne décède, dans le cadre d'un processus réglementé par la loi Claeys-Leonetti.

Cette nouvelle autorisation permettra également de libérer des lits. Le professeur Picard, spécialiste de soins palliatifs au groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon à Paris, interviewé sur France Bleu Paris reconnait que « nous n’avons pas la capacité en France d’accueillir tout le monde en unité de soins palliatifs. »

Une décision prise rapidement par le gouvernement suite à la mise en examen d'un médecin généraliste du Havre. Celle-ci avait provoqué l'indignation auprès de ses confrères.  La justice lui reprochait d'avoir administré du midazolam à cinq de ses patients en fin de vies et âgés de 80 à 90 ans, alors qu'il n'en avait pas le droit. L'usage de ce médicament étant exclusivement administré dans les hôpitaux. Il s'était procuré ce puissant sédatif grâce à son épouse anesthésiste dans une clinique. "pour apaiser leur souffrance" s'est-il justifié. 

Accompagner son patient jusqu'à son dernier jour

C'est depuis la mise en place de la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, en février 2016, que les médecins réclament de pouvoir prescrire et administrer la sédation profonde aux patients qui le réclament.

Les généralistes revendiquent de pouvoir remplir leur mission jusqu'au dernier souffle de leur patient et de la meilleure manière possible. Jusqu’à présent, les médecins généralistes « font avec les moyens dont ils disposent » explique Merci Badis Habrouf, médecin à Paris et délégué national du syndicat MG France, interviewé ce lundi matin sur France Bleu Paris.

Pour Badis Habrouf _"il y avait un gap entre le désir des patients de mourir à domicile et l'impossibilité pour les médecins généralistes de répondre à cette demande. Si bien que lorsque ces médicaments n'étaient plus efficaces, le médecin généraliste étaient obligé de trouver une place à l'hôpital, pour son patient, afin qu'il puisse mourir sans souffrir._"

600 généralistes qui se sont reconnus dans la situation de leur confrère, on signé une pétition, non seulement pour le soutenir,  mais pour obtenir le droit de prescrire ce sédatif. 

La question de l'accompagnement en fin de vie est à nouveau posée

S'il s'agit là d'une avancée, certains estiment qu'elle n'est pas suffisante. Cette nouvelle autorisation du gouvernement agace d'ailleurs Jean-Luc Roméro :  Le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité et maire adjoint du 12è arrondissement de Paris regrette que la loi sur la fin de vie n'évolue pas d'avantage en France.  "C''est une solution uniquement pour les derniers jours de vie du patient", regrette Jean-Luc Roméro. qui demande à l'Etat de mette d'avantage de moyens sur les soins palliatifs, à l'hôpital comme à domicile.

Badis Hadrouf est délégué national du syndicat MG France et médecin dans le 18è
Badis Hadrouf est délégué national du syndicat MG France et médecin dans le 18è © Radio France - Badis Hadrouf

Le docteur Badis Hadrouf est délégué national du syndicat MG France et médecin dans le 18è arrondissement de Paris. Il était l'invité de la matinale de France Bleu Paris ce mardi à 8h15.

Badis Hadrouf, délégué national du syndicat MG France et médecin dans le 18e arrondissement de Paris invité de France Bleu Paris

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