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Santé - Sciences

Les patients refusant les médicaments génériques moins bien remboursés à partir de 2020

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Par , France Bleu

Pour augmenter la part de génériques dans la vente de médicaments, le gouvernement veut moins bien rembourser les patients qui les refuseront, sans justification médicale, à partir de 2020. C'est l'une des mesures figurant dans le projet de budget de la sécurité sociale dévoilé ce mardi.

Illustration pharmacie.
Illustration pharmacie. © Maxppp - Sebastien JARRY

A partir de 2020, les patients qui refuseront les médicaments génériques proposés par leur pharmacien sans justification médicale seront moins bien remboursés rapporte l'AFP. C'est l'une des dispositions du projet de budget de la sécurité sociale dévoilé ce mardi.

Un générique coûte en moyenne 40% de moins que le princeps selon le ministère de la Santé qui espère faire des économies en développant la vente de ces substituts. 3,8 milliards d'euros d'économies sont en effet demandées au secteur de la santé en 2019.

Les patients moins bien remboursés

Le "remboursement d'un assuré qui ne souhaiterait pas, sans justification médicale, la substitution proposée par le pharmacien se fera désormais sur la base du prix du générique" précise le dossier de presse du projet de loi de financement de la sécu (PLFSS). En clair, les patients qui souhaitent toujours utiliser les médicaments classiques, quand ils pourraient être remplacés par des génériques, seront pris en charge uniquement à la hauteur du médicament générique qu’ils ont refusé.

"Cette mesure s'appliquera à compter du 1er janvier 2020 afin de disposer du temps nécessaire pour accompagner sa mise en place auprès des patients", est-il précisé.

Les médecins tenus de définir des "critères médicaux objectifs"

Pour inciter les médecins à apposer moins souvent la mention "non-substituable" sur leur ordonnance, qui interdit aux pharmaciens de proposer un générique, le gouvernement veut les astreindre à justifier leur décision.

Ils devront s'appuyer "sur des critères médicaux objectifs", précise Bercy "définis en lien avec l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé", une allergie par exemple.  

Ces mesures devraient permettre à court terme "moins de 100 millions d'euros" d'économies, selon Bercy. "Le taux de substitution générique/princeps dépasse à ce jour les 80% en France" mais les "mécanismes en faveur de la substitution montrent aujourd'hui un certain essoufflement" justifie le gouvernement.

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