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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Les patients s'autocensurent", les dépistages du cancer en forte baisse en Auvergne-Rhône-Alpes

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les dépistages de cancers sont en baisse depuis le début de l'épidémie de coronavirus et le ministre de la Santé s'en inquiète. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les tests colorectaux ont baissé de 76% entre la dernière quinzaine de mars et la première quinzaine d'avril.

Image d'illustration "Mammographie"
Image d'illustration "Mammographie" © Radio France - Solenne Le Hen

Les consultations chez les spécialistes ont baissé de 60% au niveau national depuis le début du confinement. "On remarque une baisse inquiétante des dépistages en cancer (...). C'est grave, c'est une situation qui doit nous inquiéter", a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, dimanche soir. En Auvergne-Rhône-Alpes, les tests colorectaux ont baissé de 76% entre la dernière quinzaine de mars et la première quinzaine d'avril, selon les chiffres du Centre régional de coordination des dépistages des cancers en Auvergne-Rhône-Alpes. 

"Les patients s'autocensurent, explique Julie Audigier-Mortamais, radiologue à l'hôpital d'Aubenas. On a clairement constaté une baisse de consultations chez des patients qui viennent habituellement pour des petits symptômes, or ces examens permettent de découvrir des maladies cancéreuses." Les patients seraient plus réticents à consulter depuis le début du confinement "par peur d'attraper le virus à l'hôpital", selon Julie Audigier-Mortamais. Pourtant, dans certains cas, le dépistage tardif peut avoir des conséquences sur l'évolution de la pathologie. 

Au-delà de la baisse des consultations, d'autres phénomènes expliquent la chute des dépistages, notamment le délai d'acheminement des tests. A cause du confinement, La Poste tourne au ralenti, résultat : 75% des tests colorectaux (réalisés au domicile) n'ont pas pu être analysés parce qu'ils sont arrivés trop tard en laboratoire, d'après le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) en Auvergne-Rhône-Alpes. 

Beaucoup d'examens déprogrammés 

L'ensemble des dépistages "sur invitation", c'est-à-dire pour les personnes qui ne présentent pas de symptômes de cancer, ont été déprogrammés, dès l'annonce du confinement. "Pour réaliser une mammographie, il faut être proche de la patiente, explique Dr Catherine Exbrayat, médecin coordonnateur pour la Drôme, l'Ardèche et l'Isère au CRCDC. Pour ce type d'examens, on ne peut pas respecter les gestes barrières. Sauf urgence, il valait mieux les déprogrammer". 

Les cabinets de radiologie sont en attente de directives pour savoir quand les dépistages sur invitation pourront reprendre. Le Centre régional de coordination des dépistages des cancers rappelle que les cancers du sein et du colon tuent 30 000 personnes par an, et qu'il est donc primordial de pouvoir détecter ces maladies à temps.

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