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Dossier : Coronavirus Covid-19

VIDÉOS - Les personnes âgées de plus de 75 ans pourront se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Provence

Critiqué, le gouvernement a décidé de faire évoluer sa stratégie vaccinale contre le Covid-19. Le Premier ministre, Jean Castex, a notamment annoncé jeudi que les personnes âgées de plus de 75 ans ne résidant pas en Ehpad pourront se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier".

Lancement de la campagne de vaccination anti Covid-19 à Nîmes (Gard) le 7 janvier 2021.
Lancement de la campagne de vaccination anti Covid-19 à Nîmes (Gard) le 7 janvier 2021. © Maxppp - LE MIDI LIBRE/MiKAEL ANISSET

Très critiqué sur sa stratégie, jugée trop lente, le gouvernement a annoncé quelques évolutions concernant la vaccination contre le Covid-19, jeudi, lors d'une conférence de presse. Les personnes âgées de plus de 75 ans pourront notamment se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier" a indiqué Jean Castex, soit environ cinq millions de personnes. Ces vaccinations "se dérouleront dans des centres de vaccination" puisque "un centre par département a déjà été ouvert" soit "100 sur le territoire", a ajouté le chef du gouvernement. "A partir de lundi il y en aura 300, puis 600 progressivement jusqu'à la fin du mois de janvier". 

L'essentiel

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans pourront se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier" dans des centres de vaccination.
  • 600 centres de vaccination devraient être ouverts à la fin du mois de janvier, soit six par département.
  • Il sera possible de prendre rendez-vous par téléphone ou sur Internet via sante.fr à partir du 14 janvier. 
  • La vaccination est ouverte aux personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et une partie des personnels qui y travaillent.
  • La deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech pourra désormais être différée, "jusqu'à six semaines au lieu de trois" afin de vacciner le plus grand nombre de personnes.
  • "45.000 personnes" ont déjà été vaccinées "au cours des cinq derniers jours" selon le Premier ministre.

La vaccination étendue à d'autres publics

Les plus de 75 ans

Les personnes âgées de plus de 75 ans, et ne résidant pas en Ehpad, pourront se faire vacciner "à partir de lundi 18 janvier" dans des centres de vaccination a indiqué le Premier ministre. 600 lieux dédiés devraient être ouverts d'ici la fin du mois de janvier. Il sera possible de prendre rendez-vous par téléphone ou sur Internet via sante.fr à partir du 14 janvier. Le numéro de téléphone "sera communiqué prochainement et vous orientera vers les différents centres (de vaccination) au plus près de chez vous" a annoncé le Premier ministre.

Les personnes handicapées 

La vaccination contre le Covid-19 va aussi être ouverte aux personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés - "maison d'accueil spécialisées (MAS) et en foyer d'accueil médicalisé (FAM)" - et aux personnels de 50 ans et plus ou qui "sont eux-mêmes porteurs de co-morbidité", qui y travaillent.

L'ouverture de la vaccination aux 65 ans et plus, "soit 7 millions de personnes supplémentaires", viendra ensuite. "Nous espérons" d'autres vaccins (que ceux de Pfizer et Moderna, ndlr) "d'ici le mois de mars", a affirmé le ministre de la Santé. Ceux-là pourront être "réalisés en ville" puisqu'ils ne nécessitent pas une chaîne du froid -80 degrés.

Une procédure "simplifiée"

Le choix de déployer des centres de vaccination dans chaque département doit permettre "d'aller plus loin, plus fort et plus vite", a commenté le ministre de la Santé Olivier Véran, assurant que "nous faisons en France, mais aussi à l'échelle européenne, le maximum pour sécuriser un maximum de doses" de vaccin.

La procédure retenue permettra de "simplifier le parcours" tout en respectant la sécurité. Ainsi, il ne sera "pas obligé" de passer par son médecin pour prendre rendez-vous. "Vous vous inscrivez, vous réservez votre créneau. Sur place un médecin, ou tout autre soignant, vous posera quelques questions, on vous fera remplir un auto-questionnaire très simple qui visera juste à vérifier que vous pouvez être vacciné normalement et dans de bonnes conditions", a détaillé Olivier Véran. Puis "si vous le souhaitez, vous pourrez voir un médecin (au centre de vaccination), sinon vous pourrez directement passer à l'étape de la vaccination".

"Les différentes étapes qui avaient été prévues pour les personnes très vulnérables seront allégées pour les populations moins fragiles", a confirmé Jean Castex. Le chef du gouvernement a également annoncé la nomination, dans chaque département, "d'un _pilote des opérations logistiques,_qui impliqueront un maximum de professionnels de santé".

500.000 doses livrées par semaine, la deuxième injection différée

La deuxième injection différée

Pour pouvoir vacciner davantage de personnes, la deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech pourra désormais être différée, "jusqu'à six semaines au lieu de trois". "Cela nous permet de disposer de davantage de doses disponibles tout de suite" pour réaliser la première injection du vaccin chez plus de patients, a souligné le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Il est possible sans risque et sans perte d'efficacité de différer la deuxième injection du vaccin" Pfizer-BioNTech" a assuré le ministre, s'appuyant sur une recommandation de l'Agence du médicament (ANSM) mise en ligne jeudi sur son site internet.

Le schéma d'administration de ce vaccin, autorisé dans l'Union européenne depuis le 21 décembre, repose sur deux doses espacées de 21 jours, délai défini par les laboratoires qui l'ont développé. L'essai clinique de ce vaccin, Comirnaty, ayant établi son efficacité "dans une fenêtre allant de 19 à 42 jours", "cette flexibilité d'administration de la 2e dose entre 21 et 42 jours peut être envisagée au vu des circonstances actuelles spécifiques afin d'élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires et faire face aux fluctuations d'approvisionnements", a estimé l'ANSM. En revanche, "rien ne prouve qu'une seconde dose administrée au-delà de 42 jours conserve l'efficacité à moyen et long termes du vaccin", avertit l'agence. "Envisager de n'administrer qu'une première dose de vaccin n'est pas une option dont l'efficacité aurait été établie" et "cette option n'est donc pas envisageable", ajoute-t-elle.

Livraisons de doses croissantes 

500.000 doses de vaccins seront livrées chaque semaine jusqu'à la fin du mois de février. En mars, cette cadence passera à un million de doses hebdomadaires.

Le gouvernement a commandé 78 millions de doses qui seront livrées avant l'été, entre les cinq principaux vaccins a en outre affirmé Olivier Véran. C'est-à-dire entre les deux qui existent déjà et "les trois autres dont nous espérons qu'ils seront validés."

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