Santé – Sciences

Les pharmaciens autorisés à vacciner contre la grippe en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine

Par Tifany Antkowiak, France Bleu Béarn, France Bleu Creuse, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Isère, France Bleu La Rochelle, France Bleu Limousin, France Bleu Pays Basque, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu Périgord, France Bleu Poitou, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu vendredi 12 mai 2017 à 18:49

La vaccination contre la grippe par les pharmaciens est lancée à titre expérimental en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine.
La vaccination contre la grippe par les pharmaciens est lancée à titre expérimental en Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine. © Maxppp - Lefebvre

Les pharmaciens des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine sont autorisés à titre expérimental à procéder à des vaccinations contre la grippe, selon un arrêté publié au Journal officielle jeudi.

En Auvergne-Rhône-Alpes et en Nouvelle-Aquitaine, les pharmaciens ont l'autorisation de vacciner contre la grippe saisonnière, d'après un arrêté paru jeudi au Journal officiel. La mesure, lancée à titre expérimental, concerne uniquement ces deux régions.

Consentement écrit du patient et information au médecin traitant

L'arrêté précise que les pharmaciens qui peuvent procéder à ces vaccinations doivent attester d'une formation spécifique, et qu'ils ne peuvent pas vacciner les femmes enceintes et des personnes qui n'ont jamais été vaccinées contre la grippe. "Les personnes à risque particulier (réaction allergique à une vaccination antérieure, traitements anti-coagulants...) identifiées par le pharmacien lors de l'entretien pré-vaccinal doivent également être orientées vers le médecin traitant", ajoute le texte. Avant tout vaccin, le pharmacien doit recueillir le consentement par écrit du patient et informer le médecin traitant de ce dernier de son acte.

L'officine percevra 4,50 euros par personne vaccinée dès lors que celle-ci bénéficie d'une prescription vaccinale et 6,30 euros dans le cas où le patient présente un bon de prise en charge adressé par sa caisse d'Assurance maladie. Une somme forfaitaire de 100 euros sera également versée au commerçant à partir de cinq vaccinations.

Expérimentation pendant trois ans

Les représentants des pharmaciens (Ordre, syndicats...) se sont félicités dans un communiqué de "cette avancée majeure pour la santé publique", mais regrettent que l'expérimentation ne vise pas "tous les adultes". Ils demandent également "l'élargissement du nombre des régions expérimentatrices", ainsi que "l'extension de la population cible".

L'expérimentation, d'une durée de trois ans, vise à "améliorer la couverture vaccinale". Elle suscite la réticence des syndicats de médecins et infirmiers libéraux, ces derniers craignant notamment un "démantèlement de leurs compétences".