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Santé – Sciences

Les physalies de retour sur les côtes finistériennes

Des physalies, semblables à des méduses, s'échouent sur les côtes finistériennes depuis dix jours. Leurs filaments pouvant mesurer plusieurs mètres de long sont très urticants : il faut donc redoubler de vigilance dans l'eau et sur les plages

Le flotteur n'est pas grand, mais les filaments peuvent faire plusieurs mètres de long
Le flotteur n'est pas grand, mais les filaments peuvent faire plusieurs mètres de long - Laurent Hervé

Finistère, France

Elles ne sont que quelques unes pour l'instant, mais leur présence est remarquée : avec un flotteur translucide, facile à confondre avec un sac plastique et de fins filaments longs de plusieurs mètres, les physalies ne sont pas toujours repérables. Pourtant, par rapport aux méduses habituelles dans nos eaux tempérées, celles-ci sont plus dangereuses.

Brûlures et problèmes respiratoires

"Les cellules urticantes sur leurs filaments peuvent être dangereuses, indique Manon Foucher, qui s'occupe du laboratoire des méduses à l'Océanopolis de Brest. On va avoir généralement de grosses brûlures et des problèmes respiratoires, voire un arrêt cardiaque chez certaines personnes fragiles. Ça dépend de l'individu et de l'endroit de la piqûre"

Même échouées sur la plage et mortes, les propriétés urticantes de ces physalies restent une réalité. Si vous en touchez par mégarde, il faut rincer à l'eau salée (surtout pas d'eau douce qui réveille la douleur), gommer avec du sable ou gratter avec une carte bancaire par exemple pour enlever la pellicule urticante. "Si une physalie est sur la plage, le mieux est de la recouvrir de sable car elle se désagrège alors plus vite", conseille Manon Foucher.

Plusieurs côtes concernées

Les physalies, un peu comme les méduses, se laissent porter par les courants chauds. Elles peuvent donc remonter à plusieurs endroits du littoral. Il y a dix jours, elles ont d'abord été aperçues dans le sud Finistère, du côté de Concarneau et de l'île Tudy. Depuis quatre à cinq jours, plusieurs ont été repérées entre Le Conquet, Porspoder et Ouessant.

"Elles sont vraiment arrivées depuis deux ans", explique Yves Robin, le maire de Porspoder. L'an dernier, elles étaient si nombreuses qu'il avait pris un arrêté pour interdire la baignade et les activités nautiques sur les plages de la commune. "Pour l'instant ça va, mais on ne sait pas ce que ça donnera la semaine prochaine", conclut-il.

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