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Société

Les pompiers de l'Hérault vont désormais facturer certaines de leurs interventions au SAMU

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Le SAMU va recevoir une facture de 500 euros de la part des pompiers pour le transport de patients jugés non-urgents. Des interventions en pleine explosion qui représentent une lourde charge financière pour les pompiers.

Les véhicules d'assistance aux victimes du SDIS 34
Les véhicules d'assistance aux victimes du SDIS 34 - SDIS 34

Hérault, France

Le conseil d'administration du SDIS 34 décide de faire payer le SAMU lorsqu'il envoie les pompiers pour des transports de patients non-urgents. Une motion de Kléber Mesquida, président du Conseil général de l'Hérault et donc président du CA du SDIS 34, a été votée début octobre en ce  sens. Une facture de 500 euros chaque fois que le médecin régulateur du 15 les envoie pour des interventions qui pourraient être réalisées par des ambulanciers

Les interventions non-urgentes réalisées par les pompiers sont en explosion depuis le début de l'année notamment la nuit, les week-ends et les jours fériés. Entre 10.000 et 15.000 interventions alors que les pompiers effectuent un total de 60.000 opérations annuelles de secours à la personne. 

"Le nombre de missions où on ne sort même plus une compresse explose." Eric Florès, patron des pompiers de l'Hérault

Pour les pompiers, cela représente des frais et charges de travail importants pour des missions qui sont en dehors d'un véritable danger. Sans compter que "les pompiers dans les casernes sont exaspérés. Ils se demandent à quoi ils servent", selon Eric Florès, le patron des pompiers de l'Hérault. "Dimanche, nous avons été envoyés pour le transport d'une femme enceinte à la maternité parce que son grand-père ne pouvait pas l'amener. Ce n'était pas une urgence. On a même été appelé pour des règles douloureuses dans un cabinet de gynécologie. On n'a rien à faire là."

"Les pompiers dans les casernes sont exaspérés."

Mais ce que déplore avant tout le contrôleur général Eric Florès, c'est le manque de consultation des pompiers dans l'organisation des soins. Et c'est l'ARS, l'Agence régionale de santé, qu'il vise. "On est en tain d'installer un nouveau SMUR à Clermont-l'Hérault et on ne m'a même pas appelé. Il y aura un seul véhicule. Ce sont donc les pompiers qui vont devoir faire le transport des victimes. Et on le découvre. Nous ne sommes pas des prestataires, mais des partenaires. Je forme des hommes pour être des secouristes avertis. Or, le nombre de missions où on ne sort même plus une compresse explose".

Ni le CHU de Montpellier, dont dépend le SAMU, ni l'ARS n'ont souhaité répondre à nos sollicitations sur le sujet.

Le général Eric Florès, patron des pompiers de l'Hérault

Général Eric Florès, patron des pompiers de l'Hérault

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