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Les sages-femmes de Savoie et Haute-Savoie se battent pour la reconnaissance de leur métier

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Ce mardi, mouvement national des sages-femmes en colère. En pays de Savoie, elles se sentent oubliées. Pas assez payées, pas assez nombreuses.

Elles ne sont pas assez nombreuses et pas assez bien payées
Elles ne sont pas assez nombreuses et pas assez bien payées © Maxppp - maxppp

Les sages-femmes qu'elles soient en libéral ou dans des maternités sont appelées à manifester leur colère ce mardi 26 janvier, à l'appel de plusieurs syndicats. Certaines font grève, d'autres affichent des tracts et discutent dans leur cabinet. Des délégations vont porter les doléances auprès des Agences Régionales de Santé, ce mardi, et auprès du Ministère de la Santé. Cela fait une dizaine d'années qu'elles n'ont pas manifesté ainsi directement leur colère.

La fatigue s'installe dans une profession qui reste une vocation

"Quand on a vu le SEGUR - le plan de revalorisation des carrières dans les hôpitaux - nous étions oubliées, hors case" déplore Nadia Sabatier Abidi , sage femme en libéral à Aix-les-Bains. "Cela reste un métier qui attire. On garde notre motivation, notre implication. Mais nos syndicats soulignent qu'il y a de plus en plus de jeunes qui ne vont pas au bout de la formation. Car les conditions sont de plus en plus difficile. Il y a une fatigue qui s'installe avec des gardes très dures et un manque de reconnaissance."

Les sages-femmes réclament plus d'embauches, un meilleur salaire et être considérées comme du personnel médical - ce n'est pas le cas actuellement. Devenir "référence de la grossesse", afin de ne plus intervenir au dernier moment, de réaliser un véritable suivi total et de pouvoir établir des prescriptions comme les arrêts de travail pour les patientes.

En maternité, en moyenne, une sage-femme s'occupe de trois patientes , c'est beaucoup trop pour la sécurité et le bien-être de la future maman. La pétition #unefemmeunesagefemme a recueilli quasiment 70.000 signatures. 

Un combat pour les sages-femmes, un combat pour les femmes

Pauline Marchand est sage-femme en libéral à Annecy (après avoir travaillé en Savoie et à Annemasse en Haute-Savoie). "Cela paraît incroyable qu'on ne soit pas reconnues en tant que personnel médical. On accompagne les femmes pour les amener accoucher. On paye d'ailleurs une assurance assez chère pour cela avec des risques judiciaires. Et cela ne se répercute pas sur nos honoraires". 

Le sentiment qui prédomine dans la corporation et qui est à l'origine du mouvement est l'oubli. Pauline Marchand poursuit : "On s'est rendues compte que dans le SEGUR, on était augmentées au même niveau qu'une secrétaire médicale. On est toujours oubliées. Dans la branche libérale, on s'est aperçues qu'on ne pouvait pas écrire nos actes dans les nouveaux carnets de santé, il n'y a pas la place. C'est difficile à expliquer, mais cela ne date pas d'hier. On brûlait les sages-femmes au bûcher, jadis. Il y a quand même la notion de la sage-femme qui prendrait trop de place dans la vie des femmes".

Sous-effectif chronique en maternité

Béatrice Pipers, à Thorens-Glière (Haute-Savoie), sage femme en libéral, est solidaire du combat des sages-femmes de maternité qui sont associées à cette journée d'action. Elle porte la parole en Haute-Savoie de l'Union Nationale des Syndicats de Sages-Femmes : "Les consœurs sont souvent en sous-effectif. Il faut beaucoup plus de sages-femmes dans les blocs pour la sécurité et pour l'accompagnement humain. Beaucoup de jeunes filles abandonnent le travail dans les maternités et se mettent en libéral. La vie professionnelle à l'hôpital est très dure pour les sages-femmes qui ne sont pas assez nombreuses et pas suffisamment rémunérées quand on voit les responsabilités qu'elles assument." 

De même, toutes disent que leur profession est prise en compte avec des critères obsolètes, qui datent de 1998, et qui ne sont plus adaptés à l'évolution du métier et aux attentes des mamans. "Les astreintes 7 jours sur 7 toute l'année ne sont pas valorisées" regrette Béatrice Pipers. Il y a également de plus en plus de soins de suite qui prennent du temps et une fois de plus, les sages femmes effectuent un travail spécifique qui n'est pas reconnu. Elles réclament la création d'un acte qui n'existe pas pour l'instant et qui serait "l'entretien post-natal". On compte 450 sages femmes en Haute-Savoie et 200 en Savoie.

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