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Les salariés de Boiron Reims accusent le gouvernement après l'annonce de 600 suppressions de postes en France

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

La direction du laboratoire Boiron a annoncé ce mercredi la fermeture de treize sites en France, entraînant la suppression de 600 emplois. Le site de Reims reste ouvert, mais neuf des 31 postes seront supprimés. Les salariés pointent le gouvernement, qui a voulu le déremboursement de l'homéopathie.

Le site de Reims du laboratoire Boiron
Le site de Reims du laboratoire Boiron © Radio France - Aurélie Jacquand

"C'est un tsunami", voilà les premiers mots des salariés du laboratoire Boiron sur le site de Reims, quand on leur demande comment ils vivent la nouvelle. "On l'a appris par la direction à 14h mercredi", précise Céline Thaurel, pharmacienne, le visage fermé. L'annonce c'est celle de la fermeture de treize sites : l'usine de production de Montrichard et les sites de préparation-distribution à Avignon, Belfort, Brest, Grenoble, Limoges, Niort, Paris-Bois d'Arcy, Paris-Ivry, Pau, Rouen, Strasbourg et Toulon. Des fermetures qui entraînent la suppression de 600 postes.

9 postes supprimés à Reims

Le site rémois ne fermera pas, mais neuf des 31 postes seront supprimés, sans plus de détails pour le moment : "On vient travailler avec une épée de Damoclès sur la tête", explique Nicolas Hourblain, technicien logistique : "On essaie de rester solidaires et unis mais quand on voit des collègues qui ont 35 ans d'ancienneté et qui ont fait toute leur carrière chez Boiron, c'est difficile de se dire qu'ils vont peut-être se retrouver sans emploi".

Les salariés rémois pensent aussi à leurs collègues ailleurs en France : "On connaît tous quelqu'un dans au moins un des sites qui va fermer". Sans compter les sous-traitants, qui assurent le ménage ou la maintenance des treize sites qui vont fermer.

"Le gouvernement est directement responsable"

De la tristesse donc, mais aussi de la colère chez des salariés qui craignaient ce scénario dès l'annonce, par le gouvernement, du futur déremboursement de l'homéopathie. Depuis le 1er janvier, les granules blanches ne sont plus remboursées qu'à 15% et elles ne le seront plus du tout à partir de 2021.

"Depuis deux ans on a des baisses d'activité d'à peu près 20% chaque année, on a perdu 50 millions de chiffre d'affaires l'année passée alors qu'on est encore un peu remboursé !", explique Céline Thaurel, qui poursuit : _"_Il y a eu un véritable homéobashing et nous, les salariés, on s'est battus en faisant des pétitions, en allant voir les élus et les ministres, donc on est d'autant plus écœurés !". Alors ils disent qu’ils vont continuer à se battre, comme ils le font depuis presque un an, pour éviter le déremboursement total prévu pour 2021.

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