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Santé – Sciences

Les scandales sanitaires écartés du grand débat national d'après les victimes du Levothyrox

mercredi 13 février 2019 à 5:40 Par Simon Cardona, France Bleu Occitanie et France Bleu

Les utilisateurs du Lévothyrox se plaignent de n'entendre personne parler des scandales sanitaires lors du grand débat national, initié le 15 janvier par le président de la République Emmanuel Macron.

Le médicament décrié par l'AFMT
Le médicament décrié par l'AFMT © Maxppp - Christian B�hmer

Haute-Garonne, France

Une nouvelle réunion publique sur le Lévothyrox a eu lieu  fin janvier à Saint Jean (Haute-Garonne). Coorganisée par l'association française des malades de la thyroïde (AFMT) et Gérard Bapt, ancien député maire de Saint-Jean et médecin-conseil de cette association. Les organisateurs et les participants à cette réunion aimerait que l'on parle un peu plus des scandales sanitaires lors du grand débat national.

Le laboratoire Merck est accusé par l'AFMT d'avoir produit début 2017 une nouvelle version du médicament Lévothyrox ayant des effets secondaires : crampes, chute de cheveux, ganglions... Ce genre de réunion publique permet aux malades de connaitre les avancées du combat de l'association.

"On perd confiance en tout le monde" - une des utilisatrices du Lévothyrox

Depuis des mois, l'AFMT souhaite que l'État lève le voile sur la composition de ce médicament utilisé pour remplacer une hormone, normalement produite par la thyroïde. "Je n'ai plus confiance dans les institutions, avoue l'une des utilisatrices du Lévothyrox. Nos élus n'en parlent pas, nos politiques ne se bougent pas. Certains médecins nous disent que c'est dans notre tête... moi je fais confiance aux chercheurs."

"Les crises sanitaires accentuent la défiance envers le monde politique" - Gérard Bapt, médecin-conseil de l'AFMT

"Ce genre de crises sanitaires, le Lévothyrox, la Dépakine, et même les polémiques autour du glyphosate, ça alimente la défiance des citoyens des institutions de régulations, des décideurs politiques et des élites en général", analyse Gérard Bapt, médecin-conseil de l'AFMT.

Le grand débat national a été créé par le gouvernement pour répondre aux attentes des "gilets jaunes". Mais Gérard Bapt, ancien président de la mission d'information sur le Médiator, espère que ce droit à la parole des élus leur permettra de parler aussi pour ceux qui ne peuvent pas manifester. "Lorsqu'on est une victime d'un médicament, on n'a pas envie d'aller endosser un gilet jaune et manifester dans la rue. Mais pendant nos réunions, je constate l'extraordinaire soif de transparence des utilisateurs du Lévothyrox."

Un premier procès au civil a débuté à Lyon en décembre, intenté par plus de 4.000 plaignants contre le laboratoire Merck pour "défaut d'information" sur son traitement de la thyroïde. Délibéré le 5 mars.