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Santé – Sciences

Les syndicats dénoncent une situation intenable à l'hôpital de Saint-Nazaire

lundi 4 septembre 2017 à 8:28 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Force ouvrière et la CGT dénoncent la situation à la cité sanitaire de Saint-Nazaire en cette fin d'été. Le personnel soignant est épuisé disent les deux syndicats et les problèmes de sous effectif touchent tous les services.

La situation est d'autant plus tendue que, l'été, l'hôpital de Saint-Nazaire voit passer énormément de patients avec tous les touristes
La situation est d'autant plus tendue que, l'été, l'hôpital de Saint-Nazaire voit passer énormément de patients avec tous les touristes © Maxppp -

Saint-Nazaire, France

Force ouvrière et la CGT décrivent une situation intenable à l'hôpital de Saint-Nazaire. Ils décrivent des médecins, des infirmiers et des aides-soignants complètement épuisés à force de devoir faire face aux problèmes de sous effectif qui touchent tous les services.

Ma collègue de cardiologie a du aller en chirurgie orthopédique alors qu'elle n'en avait pas fait depuis 10 ans

"Aujourd'hui, la cocotte-minute a perdu sa soupape", voilà l'expression choisie par Martine Leray, représentante CGT et infirmière en cardiologie, pour dire que la situation est explosive. "Il manque du personnel partout, dans tous les services, plus ou moins. Et pour équilibrer tout ça, on déshabille Pierre pour habiller Paul en faisant naviguer les agents d'un service à l'autre et d'une spécialité à l'autre. L'autre nuit, ma collègue de cardio a été obligée de monter en chirurgie pour remplacer une autre collègue elle-même descendue aux urgences parce qu'il manquait quelqu'un. Ils ont trouvé que c'était mieux de faire descendre quelqu'un de chirurgie aux urgences et donc de faire monter ma collègue en chirurgie orthopédique. Sauf que ça faisait 10 ans qu'elle n'en avait pas fait et que, du coup, il n'y avait plus qu'une personne en cardiologie". Et, poursuit-elle, on en est là même si les agents sont régulièrement rappeler sur leurs jours de repos. "Dans certains services, il y a des agents qui ne savent même pas comment ils travaillent du jour au lendemain".

Du stress en plus pour tout le service

Et le remplacement d'un service à l'autre évoqué par Martine Leray n'est pas un cas isolé. Il y aussi cette infirmière de gastro-entérologie qui s'est retrouvée en psychiatrie avec la peur de mal faire et du stress en plus pour tout le service explique Gaël Leturque de Force ouvrière. "Le terme est un peu fort, mais la personne qui n'est pas du service, elle est un peu considérée comme un boulet. Elle vient là pour faire le nombre, pas pour ses compétences. Voilà comment ça peut être perçu".

Sur le secteur des epahds, par exemple, on a parfois du mal à lever les patients, les habiller et les laver

S'ajoute à cela l'impression que beaucoup d'agents ont de mal faire leur travail, même s'ils courent partout. "Sur le secteur des ehpads, par exemple, on a parfois du mal à lever les patients, à les habiller et à leur faire prendre une douche comme on devrait", détaille Gaël Leturque.

Et il n'y a pas que les services de soins qui sont touchés. La pharmacie de l'hôpital est restée fermée le matin pendant plusieurs jours. Même chose pour le self où mange une partie du personnel.

La nécessité de faire des économies

La raison de tout ça : la volonté de faire des économies. Les arrêts de travail de moins de trois semaines ne sont plus remplacés. Plusieurs contractuels ne seront pas renouvelés dans les semaines qui viennent. La direction espère ainsi continuer d'assainir les finances de la cité sanitaire.