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Les tatoueurs castelroussins tempèrent les alertes sur la toxicité de leurs encres

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Dans une étude du 18 février 2021, l'UFC-Que Choisir met en garde les consommateurs sur la concentration en produits dangereux de certaines encres de tatouage. A Châteauroux, les tatoueurs mettent en avant leur expérience et la veille sanitaire menée par leur profession.

Denis Giraud, tatoueur de l'atelier D à Châteauroux
Denis Giraud, tatoueur de l'atelier D à Châteauroux © Radio France - François Chagnaud

L'association a testé "20 encres de tatouage parmi les plus utilisées en France analysées par nos experts", affiche le site Internet de l'UFC-Que Choisir : "seules 5 répondent aux différentes normes en la matière". Les seuils de certains produits toxiques et cancérigènes contenus dans ces encres dépasseraient les règles européennes en la matière. 

La gérante de la boutique Le Salon de Châteauroux reconnaît une des encres qu'elle utilise dans son salon dans cette liste dressée par l'association de consommateurs. "Une cliente a eu une réaction allergique au rouge Lipstick Red de chez Eternal Ink. Elle a eu des boutons et le tatouage a eu du mal à cicatriser", explique-t-elle. 

Cette tatoueuse se veut rassurante. Elle affirme que cette mauvaise expérience a été la seule en six ans d'activité. Pour autant, pas question de prendre de risque : "on va être plus vigilants. S'il y a un problème, on risque d'avoir de gros soucis." 

Les tatoueurs autonomes 

Méthodologie contestable, propos alarmistes : le patron de l'atelier D Denis Giraud estime que l'enquête de l'UFC-Que Choisir ne remet pas en question ses pratiques. Selon lui, les tatoueurs prennent déjà toutes les précautions sanitaires. "Il y a sur certains pigments, certains lots, des alertes qui sont données par les tatoueurs. Dès qu'on sait qu'une personne a fait une allergie : on signale. On a cette traçabilité là. Heureusement qu'on a pas attendu qu'on nous impose des règles sanitaires sinon on aurait refilé des hépatites C en veux-tu, en voilà, poursuit ce moustachu tatoué qui manie l'aiguille et le dermographe depuis 27 ans.

C'est maintenant au tour du Syndicat national des artistes-tatoueurs (Snat) et des autorités de santé de faire les vérifications nécessaires, estime-t-il. "Ça me pose question. Je vais attendre les retours du Snat, ils nous apporteront les réponses". L'UFC-Que Choisir a saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l'Agence nationale de santé et du médicament (Ansm). 

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