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Les techniciens de laboratoires manchois en grève ce mardi

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Par , France Bleu Cotentin

Les techniciens de laboratoires sont appelés à la grève ce mardi. Un mouvement national pour demander une meilleure reconnaissance de leur métier, mis en lumière par la crise sanitaire. Dans la Manche, un rassemblement est organisé à 14 heures à Saint-Lô.

Le laboratoire d'analyses médicales de l'hôpital Pasteur de Cherbourg est en grève ce mardi
Le laboratoire d'analyses médicales de l'hôpital Pasteur de Cherbourg est en grève ce mardi © Radio France - Pierre Coquelin

"Pas de labo, pas d'hosto". Le message est bien visible à l'entrée du laboratoire de biologie médicale de l'hôpital Pasteur de Cherbourg. Une quarantaine de techniciens y travaille. Parmi eux, Laure. "On veut faire reconnaître notre métier à sa juste valeur. On a un diplôme qui équivaut à un Bac+3. On demande à passer en catégorie A de la fonction publiques hospitalière comme les infirmières ou les manipulateurs radio", explique la technicienne. Un mouvement de grève national a lieu ce mardi et concerne le secteur public et le privé. 

Cette reconnaissance, ça fait plus de 20 ans que ces soignants l'attendent. En 1999, un accord a été signé à Bologne en Italie pour harmoniser les diplômes à l'échelle de l'Europe. Or, au niveau européen, les techniciens de laboratoire sont niveau Bac+3. "Chez nous, c'est toujours Bac+2, catégorie B de la fonction publique hospitalière", confie Laure. En début de carrière, un technicien de laboratoire touche environ 1.400 euros mensuels, en faisant des week-ends. 

Oubliés

Des soignants qui s'estiment parmi les "grands oubliés des réformes successives". "Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est d'être _complètement oubliés et zappés de cette deuxième partie du Segur de la santé_. Je n'ai même pas vu le nom de technicien de laboratoire dans le texte". La loi prévoit des revalorisations de salaires pour de nombreuses professions médicales dès le 1er octobre prochain. "On voudrait vraiment être revalorisés en octobre, comme les infirmiers et aide-soignants. On le vit comme une injustice", regrette la soignante. 

Des professionnels de santé qui ont un rôle important dans la lutte contre le covid : c'est eux qui analysent les tests. Le service a dû se réorganiser pour pouvoir absorber ce surcroit de travail. "On n'a pas eu beaucoup de renforts. ça a été compliqué surtout au début, avec les dépistages massifs aussi. On a une grande solidarité entre nous qui fait qu'on s'en sort, mais c'est très difficile", explique Laure. Par exemple, lors des dépistages massifs, un technicien peut avoir 200 dépistages à analyser en une journée. 

Rassemblement devant la préfecture

Mais au-delà du covid, les missions sont multiples : analyses en tous genres, prises de sang, secrétariat, écriture de protocoles, etc. "Quand vous arrivez aux urgences, vous avez tout le temps un bilan. On est derrière tout ça", précise Laure. Des missions assurées 24 heures sur 24, sept jours sur sept, week-ends et jours fériés. 70% des diagnostics médicaux reposent directement sur le travail des techniciens de laboratoires. 

Un service minimum est assuré ce mardi au laboratoire de l'hôpital de Cherbourg, où une distribution de tracts a lieu à 10 heures à l'entrée principale de l'établissement. Distribution de tracts également au rond-point de la mairie d'Avranches de 10 heures à midi. Avant un rassemblement du personnel des trois centres hospitaliers manchois devant la préfecture de la manche à Saint-Lô à 14 heures. Une délégation doit être reçue. 

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