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Les tests pour détecter le coronavirus sont-ils fiables ?

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Par , France Bleu, France Bleu Paris
France

Les tests de dépistage du nouveau coronavirus peuvent se tromper. Ils ne sont pas fiables à 100%, comme c’est souvent le cas des tests et de la médecine en générale. L’infectiologue et ancien chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, François Bricaire, nous explique pourquoi.

Le test se fait dans le nez mais le virus peut se loger plus en profondeur, dans les poumons.
Le test se fait dans le nez mais le virus peut se loger plus en profondeur, dans les poumons. © Maxppp - Alexis Sciard/IP3 PRESS/MAXPPP

Les tests pour dépister le coronavirus sont-ils fiables ? La question se pose alors que la France veut augmenter leur usage. Elle se pose d’autant plus, après la mort, mercredi, de Julie, contaminée au nouveau coronavirus. Cette lycéenne de 16 ans a été testée trois fois avant son décès. Deux des tests se sont révélés négatifs, un seul positif, de quoi semer le doute. 

En réalité, comme n’importe quel test, le test pour détecter le Covid-19 est fiable mais "il ne l’est pas à 100%", explique l’infectiologue et ancien chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, François Bricaire. "C’est le cas pour tous les tests, il y a toujours une marge d'erreur", poursuit-il. Le virologue Vincent Thibault, évoque quant à lui une fiabilité de l’ordre de 70%. Il est donc possible d’être testé négatif tout en étant contaminé. C'est ce qu'on appelle les faux négatifs. 

Le virus peut être plus profond, dans les poumons

Cela peut s'expliquer en fonction du moment où le test est réalisé. C’est une hypothèse que François Bricaire n’exclut pas : "Par exemple si le virus a déjà entraîné une réaction inflammatoire importante chez le patient, il se peut que la réaction inflammatoire prenne le dessus et que le virus ne soit plus détectable". 

À l'inverse, au début de la contamination, quand la charge virale est trop faible, le virus peut ne pas être encore visible. Il se peut aussi que le virus ne soit pas présent dans notre nez, là où les prélèvements sont d’ordinaire réalisés, mais qu’il soit présent quand même, "plus en profondeur, autrement dit dans nos poumons", précise François Bricaire.

Actuellement il existe une autre façon de dépister le coronavirus, notamment dans ce dernier cas de figure, un scanner pulmonaire peut en effet poser le diagnostic final. Par ailleurs, des chercheurs travaillent à des tests sérologiques, un dépistage par prise de sang. Cette autre forme de dépistage, en détectant les anticorps, permettrait de déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus et s'il est, a priori, immunisé.

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