Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les urgences de Bagnères-de Bigorre restent ouvertes mais celles de la clinique de Tarbes ferment cet été

-
Par , France Bleu Béarn Bigorre

L'ARS Occitanie a d'abord annoncé que les urgences de Bagnères-de-Bigorre resteraient ouvertes, même la nuit, cet été. Mais en début de semaine, les représentants du personnel de la polyclinique de l'Ormeau ont appris que leur service d'urgences, en revanche, serait fermé jour et nuit pendant 2 mois

Le service des urgences de la polyclinique de l'Ormeau, à Tarbes, sera fermé cet été. Jour et nuit.
Le service des urgences de la polyclinique de l'Ormeau, à Tarbes, sera fermé cet été. Jour et nuit. © Radio France - Franck Daumas

Un soulagement pour le personnel et les habitants de Bagnères-de-Bigorre, puis un "coup de massue" pour la quinzaine de soignants du service des Urgences de la polyclinique de l'Ormeau, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Après avoir annoncé la semaine dernière que les urgences de nuit de l'hôpital de Bagnères ne fermeraient finalement pas cet été, les représentants du personnel de la polyclinique de l'Ormeau ont appris ce mardi que leur service d'urgence, en revanche, serait fermé 24h/24 en juillet et en août.

Cela soulève beaucoup de questions dans le service, sur notre avenir professionnel en général... Même si, pour l'instant, on essaie encore de digérer la nouvelle !    
Rachel, infirmière aux urgences

"C'est comme un gros coup de massue sur la tête", témoigne, sonnée, Rachel. Après 20 ans au service cardiologie de la clinique, l'infirmière a décidé, il y a deux mois, de rejoindre les urgences. "Tout me plaît aux urgences, autant la technique que le relationnel, explique-t-elle. J'ai l'impression d'avoir fait un petit pas en avant et de devoir, maintenant, faire quatre pas en arrière". Cet été, Rachel sera redéployée sur le service cardiologie, de nuit. "Cela soulève beaucoup de questions dans le service, sur notre avenir professionnel en général... Même si, pour l'instant, on essaie encore de digérer la nouvelle !" 

Une "catastrophe pour tous les habitants des Hautes-Pyrénées", selon la déléguée syndicale CGT Laurence Charroy. "Cela va allonger considérablement le temps d'attente aux urgences de l'hôpital de Tarbes, qui est déjà très long, et accentuer les comportements agressifs des malades. Ils sont déjà de plus en plus nombreux. Dans certains services, à Toulouse par exemple, on a équipé le personnel de gilets pare-balles ! On en est là !", se désole-t-elle. Elle craint que les urgences ne rouvrent pas à la rentrée de septembre. 

L'urgence de revaloriser la profession pour attirer du personnel

Les urgences ferment par manque de personnel. C'est ce qui a été expliqué aux représentants du personnel ce mardi. Ces derniers confirment un nombre important de démissions, ces derniers temps. "C'est la conséquence d'une politique enclanchée depuis quinze ans ! Il y a urgence à revaloriser nos professions, les rendre plus attractives. Il y a eu un Ségur 1, mais il n'est pas suffisant. Il faut un Ségur 2 !", assure Laurence Charroy. "Dans les écoles d'infirmiers, on vend du rêve aux étudiants. Lorsqu'ils arrivent dans le monde du travail, ils se rendent tout de suite compte de la difficulté d'exercer ce métier." Les soignantes, réunies dans le local syndical de la polyclinique, rient - jaune - du fait que la lingère n'a même pas le temps de préparer les blouses des nouvelles recrues avant qu'elles n'aient quitté leur poste...

Appel à mobilisation le 1er juillet

Le personnel a également appris ce mardi que les services d'oncologie et de soins palliatifs allaient fusionner. "Nous allons passer d'une trentaine de lits, à 18", se désole Martine, aide-soignante en soins palliatifs. "Nous sommes très en colère. C'est une prise en charge psychologique et physique complètement différente. Nous ne sommes pas des pions interchangeables ! Heureusement, nous avons encore notre conscience de soignants. Parce qu'il y aurait de quoi baisser les bras et être démotivés. La profession perd sa valeur première. C'était une vocation, on est en train de la détruire. La santé devient de l'argent !" 

La CGT appelle tous les citoyens à se mobiliser le 1er juillet à 10 h 30 devant la polyclinique de l'Ormeau. Les soignantes espèrent que la population les soutiendra. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess