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Santé – Sciences

Les urgences de Nice en grève illimitée

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Par , France Bleu Azur

Les urgences de Nice entrent en grève ce mercredi. Une grève "sans préavis et illimitée" qui pourrait durer jusqu'à la fin de l'été. La direction fait un pas vers les syndicats avec des effectifs et du matériel supplémentaire mais FO et la CGT en attendent davantage.

Le personnel des urgences de Nice entre en grève à l'appel de la CGT et de FO.
Le personnel des urgences de Nice entre en grève à l'appel de la CGT et de FO. © Radio France - Pauline Renoir

Nice, France

"Mort aux soins," "Ras la seringue," les personnels des urgences de Pasteur 2 à Nice ne mâchent plus leurs mots pour dire leur colère. A l'appel de Force Ouvrière et de la CGT, ils entrent ce mercredi dans une grève illimitée et sans préavis. Un mouvement social qui peut durer jusqu'à la fin de l'été. 

120 infirmiers, aide-soignants, secrétaires médicaux et syndicats ont manifesté sur le parvis de l'hôpital Pasteur de Nice, accompagnés par le personnel soignant en grève de l'hôpital de Grasse. Certains ont débrayé une petite heure. "Pas grand chose mais symbolique pour la mobilisation", sourit, satisfait, le secrétaire général de Force Ouvrière à Nice, Michel Fuentes. 

Les abandons de poste se multiplient

Tous demandent davantage de moyens : l'ouverture de nouveaux postes, du matériel et des lits supplémentaires pour arrêter d'entasser les patients sur des brancards dans les couloirs. "Je suis à bout je travaille de 7h à 21h sans pause et tout ça parce que les arrêts maladie ne sont pas remplacés," dénonce Gwendoline, une infirmière. Les arrêts maladie et les abandons de postes se sont multipliés au CHU de Nice ces derniers mois. 

La direction du CHU de Nice a pris les devants mardi en proposant des mesures concrètes aux syndicats. Une prime de 118 euros est accordée à tous les personnels des urgences : générales, psychiatrie, l'Unité de Court Séjour aux Urgences (UCSU) et le SMUR, le SMUR pédiatrique, l'imagerie médicale et Lenval. Seuls oubliés : les brancardiers, pourtant en première ligne face à l'agressivité de certains patients. 

La police municipale 24h/24 aux urgences, l'idée est lancée 

La sécurité, justement, est sur toutes les lèvres. Christine* est encore sous le choc après qu'un patient eut sauté par-dessus la vitre de l'accueil des urgences. "Il est arrivé en colère, il a défoncé nos ordinateurs," cette secrétaire ne comprend toujours pas ce qui lui est arrivé. "La semaine dernière un patient a étranglé une infirmière" confie une gréviste. "Il n'y pas un jour sans qu'un patient n'agresse quelqu'un des urgences," conclue-t-elle inquiète. Les syndicats ont obtenu le feu vert de la direction du CHU pour obtenir la présence d'un policier municipal 24h/24  aux urgences de Pasteur 2. Cette question va être étudiée par la mairie vendredi. 

Du matériel neuf arrive 

La direction de Nice promet aussi du matériel supplémentaire : des tensiomètres électroniques, des électrocardiographes, des tables de soin, des urinoirs. Dix-neuf postes devraient aussi ouvrir aux urgences dans les prochains mois. 

le Parlement a adopté définitivement mardi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi sur la santé, qui en a besoin "en urgence", selon le gouvernement. Un projet de loi qui oublie, justement, les services d'urgences des hôpitaux selon les syndicats. Mais Agnès Buzyn défend un projet de loi qui doit permettre un « meilleur accès aux soins sur le territoire », et notamment d’améliorer « l’accueil en ville en amont des urgences ».

* Les prénoms ont été modifiés pour préserver l'anonymat de certains de nos interlocuteurs. 

Parmi les grévistes, beaucoup d'infirmiers et d'aide-soignants. - Radio France
Parmi les grévistes, beaucoup d'infirmiers et d'aide-soignants. © Radio France - Pauline Renoir
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