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Santé – Sciences

Les urgences de l'hôpital nord de Saint-Etienne entament une grève illimitée

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ce mercredi, à Saint-Etienne, le service d'urgences pour adultes est entré à son tour dans la grève. Ce mouvement national entamé depuis presque trois mois touche désormais plus de 80 services en France. Les personnels se disent à bout et incapables de soigner correctement les patients.

Les urgences de l'hôpital nord de Saint-Etienne ont entamé une grève illimitée, ce mercredi
Les urgences de l'hôpital nord de Saint-Etienne ont entamé une grève illimitée, ce mercredi © Maxppp - Yves Salvat

Saint-Étienne, France

Près de trois mois après le début du mouvement dans les hôpitaux parisiens, le service d'urgences pour adultes de l'hôpital nord de Saint-Etienne annonce qu'il entre ce mercredi dans une grève illimitée. Selon le Collectif Inter Urgences, plus de 80 services ont désormais rejoint le mouvement. 

Partout, les raisons de la colère sont les mêmes : manque de moyens humains et matériels pour faire face à l'engorgement des urgences. Une situation qui génère, selon les grévistes, l'épuisement des personnels et une mauvaise prise en charge des patients.

À l'hôpital Nord de Saint-Étienne, les infirmiers et les aides-soignants se mobilisent pour dénoncer leurs conditions de travail. Matthieu Piqueres est infirmier urgentiste au CHU de Saint-Étienne et témoigne : "Ça fait plusieurs mois que la situation s'est vraiment détériorée. On fait face à des patients qui en ont ras-le-bol de la pénurie de lits. Ils restent sur des brancards et stagnent des jours et des jours au milieu du couloir. _Quotidiennement, on a des agents qui sont pris pour cible verbalement et physiquement_. On fait remonter des fiches pour alerter la direction. Ce mercredi encore, on avait rendez-vous avec la directrice adjointe mais il n’y a pas d’avancées. On est en insécurité aux urgences de l’hôpital malgré la présence d’un vigile. C'est à cause de tous ces problèmes qu'on a décidé d'intégrer le groupe inter-urgences".

Situation également tendue aux urgences de Roanne

Aux urgences de l'hôpital de Roanne, la situation n'est guère plus enviable. Marie-Alix y est médecin et elle dresse ce constat : "On manque de lits on manque personnels et on manque de moyens ; ça se traduit par des patients qui attendent sur des brancards, qui parfois passent la nuit avec nous aux urgences, à défaut de pouvoir avoir un lit. Moi j'ai peur de devenir maltraitante, de ne plus rester soignante et, sans le vouloir, de mal prendre en charge les gens. La journée, on est quasiment sept médecins et le soir, on n'est plus que trois. On peut se retrouver dans une situation où il y a dix à quinze patients pour un seul médecin avec des situations qui nécessitent la présence médicale quasi permanente. On doit essayer de devenir productif alors que la santé c'est pas une usine, c'est pas des chiffres. C'est des gens qu'on soigne et des demandes qui sont fluctuantes d'un jour à l'autre."

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