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Santé – Sciences

Les urgentistes en Mayenne dénoncent des effets d'annonce et restent mobilisés pour demander plus de moyens

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Par , France Bleu Mayenne

Les urgentistes mayennais ont écouté les nouvelles annonces de la ministre de la santé Agnès Buzyn pour améliorer la situation dans les services d'urgence, mais ils ne sont pas satisfaits.

Urgences, image d'illustration.
Urgences, image d'illustration. © Maxppp - Jean François Ottonello

Département Mayenne, France

Les urgentistes mayennais restent mobilisés. Les annonces, ce lundi, de la ministre de la santé, sont encore très loin d'être suffisantes à leurs yeux. Depuis bientôt six mois, un mouvement de grève inédit s'est étendu à près de la moitié des services d'urgences du secteur public - 233 selon le collectif Inter-Urgences qui en est à l'origine, 195 selon le ministère de la Santé. Les urgences de l'hôpital de Château-Gontier-sur-Mayenne sont en grève, symbolique, depuis le 23 mai, et les urgences de Laval depuis mi-juin. Les personnels demandent plus de moyens matériels et plus de personnels pour faire correctement leur travail.

Des mesures impossible à appliquer sans personnels supplémentaires

Pour "améliorer la situation" de services d'urgence "en surchauffe", Agnès Buzyn souhaite "réduire au maximum les passages des personnes âgées" aux urgences, en généralisant "des filières d'admission directe", promettant à la clé "une incitation financière, une forme de bonus aux hôpitaux qui les mettront en place".  

La ministre souhaite également développer "une vidéo-assistance entre les Ehpad et le Samu", pour éviter des hospitalisations en cas de "pathologies bénignes". 

Les infirmiers des urgences auront en outre le droit de "faire des gestes qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui", comme "prescrire de la radiologie ou faire des sutures", ce qui leur permettra de toucher une "prime de coopération" de 80 euros net par mois. 

Mais pour toutes ces mesures, il faut des personnels en plus selon les membres du collectif Inter-Urgences en Mayenne.

Sylvie Ronflet est la porte-parole du collectif inter-urgences pour l'hôpital de Château-Gontier-sur-Mayenne.

Frédéric Pydo est le porte-parole du collectif inter-urgences à l'hôpital de Laval.

A Laval, les urgentistes demandent 10 postes supplémentaires. A Château-Gontier sur Mayenne, les personnels demandent un poste d'infirmière d'accueil et d'orientation, mais également un poste d'aide soignant de nuit.

La ministre de la santé recevra le 9 septembre "tous les acteurs du secteur", des syndicats et fédérations hospitalières aux représentants des médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences. Le collectif organise son assemblée générale le 10 septembre à Saint-Denis.

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