Santé – Sciences DOSSIER : La santé : un enjeu électoral 2017

Les Vauclusiens souhaitent que les candidats à la présidentielle parlent enfin de santé de proximité

Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse lundi 20 mars 2017 à 12:24

Les questions de santé de proximité (photo d'illustration).
Les questions de santé de proximité (photo d'illustration). © Maxppp -

Les candidat(e)s à l'élection présidentielle ne parlent pas assez de la santé. Les vauclusiens leur demandent de se prononcer sur la fermeture de services hospitaliers ou les difficultés à trouver un médecin généraliste en zone rurale.

Le premier débat de la présidentielle 2017 permettra peut-être d'aborder un sujet absent pour l'instant dans cette campagne : la santé. Le débat pour l'instant a surtout été animé par les révélations du Canard Enchaîné sur les candidats ou candidates. En lisant les programmes, on découvre que la santé n'est pas prioritaire.

A l'hôpital d'Apt, la maternité de l'hôpital a fermé début janvier. Des communes comme Mornas, Bedoin ou Chateauneuf-Du-Pape peinent à recruter un médecin généraliste. Le délégué CGT de l'hôpital d'Avignon était l'invité de France Bleu Vaucluse pour demander aux candidat(e)s d'être attentif à tout ce qui fait l'humain à l'hôpital.

Patrick Bourdillon explique qu'on "ne gère pas des petits pois à 'hôpital mais des humains malades". Selon lui, les heures travaillées au delà des trente-cinq heures à l’hôpital d'Avignon représentent l'équivalent de deux cent emplois.

Patrick Bourdillon (CGT Santé) "Les candidats ne sont pas à la page sur la santé"

A l'hôpital d'Apt, il n'y plus de naissances depuis le début de l'année car la maternité a fermé. Des menaces ont pesé sur celle de Pertuis. La situation qui devient de plus en plus difficile pour les futures mamans dans le pays d'Apt.

Le comité de défense de la maternité et du centre hospitalier d'Apt souhaite que les candidats allouent davantage de moyens à l’hôpital public. Jean Paul Castels explique qu'il faut des moyens humains et budgétaires pour améliorer la situation du patient mais aussi combattre la souffrance au travail et la pression hiérarchique.

Jean-Paul Castels (défense hôpital Apt) "des suppressions de lits et de personnels sont inquiétantes"

"C'est faux de penser que les jeunes médecins ne veulent pas s'installer en zone rurale". Jacques-Olivier Dauberton, président d'un regroupement de jeunes médecins

A Mornas, la commune avait affiché sur une banderole son besoin d'un médecin généraliste. Chateauneuf-du-Pape ou Bedoin ont proposé pendant des mois un poste de médecin généraliste sur des sites spécialisés ou même Le Bon Coin. Plusieurs candidat(e)s à l’élection présidentielle veulent augmenter le nombre de médecins en zone rurale par la suppression du conventionnement pour l'installation en zone sur-dotée.

D'autres candidats veulent élargir le numerus clausus pour que davantage de médecins rejoignent les maisons médicales. Ce n'est pas le bon remède pour les jeunes médecins: Jacques Olivier Dauberton, le président du regroupement des jeunes généralistes, attend des candidats - candidates qu'ils repensent l'aménagement du territoire médical.

Jacques Olivier Dauberton (regroupement de jeunes médecins) "il est faux de penser que les jeunes médecins ne veulent pas s'installer en zone rurale"

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Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.