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Santé – Sciences

Levothyrox : "ils nous ont empoisonnés, je suis devenue une loque" (Marie, malade de Saint-Étienne)

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Un énorme coup sur la tête pour les victimes du Levothyrox. Le tribunal d'Instance de Lyon a débouté les 4 113 plaignants qui avaient attaqué le laboratoire Merck pour "manque d'information". Marie et Joelle, deux victimes stéphanoises réagissent.

 En vert la nouvelle formule du Levothyrox, en violet l'ancienne.
En vert la nouvelle formule du Levothyrox, en violet l'ancienne. © Radio France - Bénédicte Dupont

Saint-Étienne, France

Un énorme coup sur la tête pour les victimes du Levothyrox. Le tribunal d'Instance de Lyon a débouté ce mardi les 4 113 plaignants qui avaient attaqué le laboratoire Merck pour "manque d'information" concernant la nouvelle formule de ce médicament prescrit pour traiter les dysfonctionnements de la thyroïde. 

Les avocats des plaignants avaient demandé 10 000 euros pour chacun d'entre eux, soit plus de 41 millions d'euros. Mais la justice affirme que le laboratoire n'a commis aucune erreur et que personne ne sera indemnisé. La nouvelle formule avait entrainé des effets secondaires importants chez des malades qui ont parfois mis des mois avant de comprendre d'où venaient leurs symptômes tels que la fatigue, les maux de tête ou la prise de poids.

"Tout ça pour des cachets dont on a changé la formule, c'est aberrant" 

Joëlle : "Après avoir eu deux ou trois mois de douleurs, je suis allée reprendre des cachets. La pharmacienne me demande alors si j'ai des symptômes de ce nouveau Levothyrox. J'avais juste remarqué que l'emballage avait changé. Je lui ai dit que j'avais très mal aux jambes, que je ne dormais pas de la nuit, que j'avais pris du poids. J'ai souvent été obligée de me faire faire des massages. Ça coûte cher à la Sécurité sociale quand même ! Tout ça pour des cachets dont on a changé la formule, c'est aberrant !".

"Ils nous ont abimé notre vie"

La décision du Tribunal d'Instance met hors d'elle Marie, victime stéphanoise du médicament et de sa nouvelle formule : "Je suis très en colère et triste. Pas parce qu’on ne touche pas d'indemnité. On s'en fout de l'indemnité. Le problème c'est qu'on nous a empoisonnés sciemment. Quand Merck a mis la nouvelle formule sur le marché il savait qu'il y aurait entre 5 et 7% de patients avec des effets secondaires. Mais il y en a eu beaucoup plus. Aujourd'hui nous ne sommes pas entendus et nous sommes pris pour des tarés. Il faut qu'ils soient punis pour ce qu'ils ont fait. Ils nous ont empoisonné. Ils nous ont abimé notre vie. Je ne peux plus rien faire. Je suis devenu une loque. Ce que j'étais il y a un an et demi, je ne le suis plus."

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