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Santé – Sciences

Lévothyrox : l'agence du médicament conclut à l'absence de "problèmes de santé graves"

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Par , France Bleu

Le passage à la nouvelle formule du Lévothyrox n'a pas provoqué plus d'hospitalisations, selon le rapport final de l'Agence du médicament publié jeudi. Pourtant certains malades de la thyroïde se plaignaient d'effets indésirables depuis la modification du laboratoire Merck au printemps 2017.

Le passage à la nouvelle formule du Lévothyrox n'a pas provoqué de "problèmes de santé graves" selon le rapport final de l'ANSM.
Le passage à la nouvelle formule du Lévothyrox n'a pas provoqué de "problèmes de santé graves" selon le rapport final de l'ANSM. © AFP - VOISIN / PHANIE

L'Agence du médicament a publié son rapport final ce jeudi, basé sur une étude de plus de 2 millions de patients. L'étude de pharmaco-épidémiologie, annoncée en décembre 2018 par le ministère de la Santé, a comparé la période entre avril et juin 2017 (à l'arrivée de la nouvelle formule) et la période d'avril à juin 2016 pour les patients prenant l'ancienne formule.

Pas plus de décès, d'hospitalisations ou d'arrêts de travail

Le passage à la nouvelle formule de Lévothyrox n'a pas provoqué de "problèmes de santé graves" en particulier pas plus d'hospitalisations, y compris chez ceux qui se sont tournés vers les alternatives à ce médicament pour la thyroïde, selon le rapport final de l'Agence du médicament (ANSM). Ces résultats confirment les rapports d'étape déjà rendus publics il y a six mois et un an.

360.000 consultations supplémentaires

Les auteurs concèdent toutefois une "nette augmentation" des consultations (360 000 consultations supplémentaires) surtout des médecins généralistes et des endocrinologues. Autre constat, les malades ont consommé plus de médicaments comme les benzodiazépines, pour aider à dormir ou traiter l'angoisse.

Les effets indésirables restent inexpliqués

L'analyse a fait suite à la vague de déclarations d'effets indésirables inexpliqués qui avait suivi l'introduction par le laboratoire Merck, au printemps 2017, de la nouvelle version du Levothyrox, modifiant certains de ses excipients et destinée à apporter davantage de stabilité au produit.  

Pourtant l'étude de l'ANSM n'a pas mis en évidence une augmentation de la consommation de médicaments destinés à traiter ces symptômes (antidouleurs, corticoïdes, antimigraineux, antivertigineux, antidiarrhéiques...) mais des milliers de malades affirment toujours ressentir ces effets secondaires (fatigues extrêmes, perte de cheveux, douleurs chroniques, idées suicidaires).

L'Agence du médicament est "juge et partie"

Réagissant aux résultats de cette étude,  Philippe Sopena, médecin généraliste, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) se dit, ce vendredi, sur franceinfo, "pas très étonné de ces conclusions", estimant que l'ANSM est "à la fois juge et partie dans cette affaire.

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