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Santé – Sciences

Levothyrox : "les patients ont été en partie ignorés" selon le représentant régional des pharmaciens Philippe Vergnes

mardi 4 septembre 2018 à 10:26 Par Vanessa Marguet, France Bleu Occitanie

Un rapport remis à la ministre de la santé pointe des défaillances dans la gestion des crises sanitaires, comme celle du levothyrox. Pour Philippe Vergnes le président régional de la FSPF Midi-Pyrénées, la fédération des syndicats pharmaceutiques de France, il était nécessaire d'en tirer des leçons.

Philippe Vergnes, le président de la FSPF Midi-Pyrénées, la fédération des syndicats pharmaceutiques de France.
Philippe Vergnes, le président de la FSPF Midi-Pyrénées, la fédération des syndicats pharmaceutiques de France. © Radio France - Alban Forlot

Toulouse, France

"Les enjeux sont importants" estime Philippe Vergnes, le président de la FSPF Midi-Pyrénées, la fédération des syndicats pharmaceutiques de France qui regroupe les pharmaciens d'officine. Il était l'invité de France Bleu Occitanie mardi pour parler du rapport remis la veille au ministère de la santé sur les défaillances et les leçons à tirer des crises sanitaires récentes, comme celle du nouveau levothyrox. 

Plus de transparence

Les rapporteurs qui ont auditionné plus de 90 personnes pendant 6 mois déplorent l'absence de réactions des pouvoirs publics après les nombreux signaux sur internet et les pétitions. Ils parlent d'une "minimisation du ressenti des malades" et préconisent davantage de transparence. 

C'est un enjeu de santé publique de mettre à la portée du public un maximum d'informations dans un langage compréhensible. C'est quelque chose qui me parait important au XXIème siècle où les professionnels de santé ne sont plus sur un piédestal - Philippe Vergnes

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a déjà annoncé qu'elle suivrait l'une des propositions du rapport en mettant en place une plateforme "Médicament info service" avec un site internet et une ligne de téléphone à destination des professionnels de santé et du grand public, une source d'informations unique, pour mieux informer sur les médicaments, avec des informations authentifiées pour éviter les rumeurs. 

Pour Philippe Vergnes, le représentant de la FSPF Midi-Pyrénées, il y a eu effectivement des rumeurs et un effet "nocebo" dans le dossier du levothyrox, mais en tant que pharmacien, il a fait face aussi au mal-être des patients.  Il raconte : "les gens nous alertaient sur des pertes de cheveux, les maux de têtes, des douleurs, des fatigues extrêmes... Ces personnes-là ont été en partie ignorées par les autorités de santé". 

Aller plus loin

Philippe Vergnes estime qu'il y a de bonnes choses dans ce rapport et les préconisations que le ministère a dors et déjà choisi de suivre, mais il y a aussi des propositions auxquelles il croit moins, comme la mise en place de SMS ou de message sur les bandeaux lumineux des pharmacies en cas de changement ou de problème sur un médicament. Il parle "d'affichage". Et il rejoint "en partie" Gérard Bapt, l'ancien député haut-garonnais, médecin conseil de l'association française des malades de la thyroïde, quand il reproche à ce rapport de ne pas aller assez loin car le seul contrôle des médicaments par l'ANSM (agence nationale de sécurité du médicament) n'est pas remis en cause. 

Philippe Vergnes estime qu'il y a des choses à revoir pour rétablir la confiance, car ces différentes crises ont fait naître une "méfiance des patients à l'égard des autorités sanitaires".

Réécoutez l'interview de Philippe Vergnes sur France Bleu Occitanie