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Santé – Sciences

Santé-Environnement - Limoges : ils ont (peut-être) "pissé du glyphosate"

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Par , France Bleu Limousin

A-t-on du glyphosate dans notre organisme? Une vaste campagne de tests urinaires a été lancée par des citoyens qui se baptisent "les pisseurs (in-)volontaires de glyphosate". Ils étaient 50 ce lundi à Limoges, afin de vérifier si leur corps contient des traces de cet herbicide controversé.

Une cinquantaine de personnes ont procédé à ces tests urinaires, devant huissier
Une cinquantaine de personnes ont procédé à ces tests urinaires, devant huissier © Radio France - Alain Ginestet

Limoges, France

A-t-on du glyphosate dans notre organisme? Et si oui, dans quelle proportion? Pour le savoir, une vaste opération de tests urinaires volontaires a été lancée dans toute la France, par des citoyens qui veulent prouver que nous avons tous été contaminé par cet herbicide controversé, et dont la vente est interdite aux particuliers depuis le 1er janvier. 

Ce lundi, une cinquantaine de personnes - qui se baptisent eux-mêmes les "pisseurs (in-)volontaires de glyphosate" -, se sont retrouvées à Limoges, pour faire ces tests urinaires. Chloé a ainsi déboursé 85 euros pour cette opération qui dure à peine cinq minutes : "Je suis arrivée, j'ai rempli un petit questionnaire, je suis passée devant l'huissière, et puis je suis passée aux toilettes, voilà c'est tout", explique-t-elle.

Tests urinaires sous contrôle d'huissier

Tout est fait sérieusement, sous contrôle d'huissier, pour que les résultats soient crédibles et incontestables. François-Alexandre Delaire, huissier de justice à Limoges, a supervisé l'opération : "Nous contrôlons que les WC sont vides, qu'il n'y a rien de caché à l'intérieur par exemple, nous constatons que les personnes rentrent en peignoir ou maillot de bain avec rien sur eux, nous vérifions que les tubes sont neufs et scellés, c'est nous qui les numérotons, et c'est nous qui les enverrons au laboratoire d'analyses" explique-t-il.

Les prélèvements urinaires seront envoyés à un laboratoire allemand pour analyse - Radio France
Les prélèvements urinaires seront envoyés à un laboratoire allemand pour analyse © Radio France - Alain Ginestet

Jérémy, 30 ans, informaticien, est lui aussi venu passer le test "par curiosité déjà, pour savoir à quel point le glyphosate a impacté mon corps. Ce qui sera intéressant de savoir, c'est à quel point toutes les personnes qui ont fait le test sont impactées, pour voir où je me situe" poursuit-il, et pour éventuellement aussi "changer pas mal d'habitudes alimentaires, pas mal de façons de traiter ses sols par exemple, parce que je pense qu'on en a tous, et qu'on en a tous beaucoup", juge-t-il.

Une plainte contre l'Etat ?

C'est aussi ce que pense Michel Galliot. Le Président de l'association Limousin Nature Environnement soutient cette campagne de dépistage. "L'intérêt, ce n'est pas la dose, c'est de montrer que tout le monde en a" explique-t-il, et "à partir de là, comme c'est quelque chose qu'on a dans notre corps et qu'on n'a pas demandé, on va porter plainte" affirme-t-il. "C'est l'Etat qui devrait nous protéger, et puisqu'il ne nous a pas protégé, nous allons l'assigner en justice". 

Les tests urinaires seront envoyés dans un laboratoire allemand. Les résultats sont attendus dans les prochaines semaines.