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Santé – Sciences

Limousin : peut-on déprimer à cause du printemps pourri ? La réponse du psy

lundi 11 juin 2018 à 10:31 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le psychiatre limougeaud Eric Charles est spécialisé dans le traitement de la dépression saisonnière. Mais s'il reconnaît que les averses et orages à répétition jouent sur notre humeur depuis quelques semaines, il en relativise l'effet.

Une pluie démoralisante... mais pas vraiment de dépression saisonnière au printemps (illustration)
Une pluie démoralisante... mais pas vraiment de dépression saisonnière au printemps (illustration) - © Lionel VADAM - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Limoges, France

Peut-on être déprimé par le temps qu'il fait en ce printemps extrêmement orageux ? Oui et non, répond le Dr Eric Charles, psychiatre au Centre Esquirol de Limoges. On peut parler de blues, mais pas de dépression saisonnière selon lui. Et pour y faire face, il faut sortir quand même, quand c'est possible. Eric Charles répondait à 8h15 aux 3 questions d'Alain Ginestet. 

Peut-on parler de dépression saisonnière en ce printemps très arrosé ? 

Oui et non ! Oui, car le temps très couvert a un impact indéniable sur notre humeur. Mais non, car ce n'est pas tout à fait la même chose que ce qu'on appelle la dépression saisonnière, hivernale, où l'on peut avoir des troubles qui vont jusqu'à un véritable épisode dépressif, sévère. Là, on parle plutôt de blues ou de tristesse réactionnelle. Et d'une frustration qu'on explique d'un point de vue biologique : normalement au printemps, avec toutes ces activités, on fabrique de la dopamine, ce neuro-transmetteur du plaisir. Et le mauvais temps fait qu'on reste chez soi et qu'on en fabrique moins.   

Que faire contre ce coup de blues ?   

Sortir quand même, dans la mesure du possible ! Ne pas céder à la tentation de retourner au lit !  Quand arrive le printemps, on est un peu génétiquement déterminés à vouloir aller à l'extérieur, profiter des beaux jours, être plus sociable. Et puis, même s'il fait moins beau, on a quand même un éclairement plus important. C'est pour cela qu'on n'est pas dans le syndrome de la dépression hivernale.   

Est-ce qu'on n'a pas tendance à se plaindre aujourd'hui de choses qui passaient inaperçues autrefois ? Et à demander des solutions pour des choses qui ont toujours existé ?  

Tout à fait. Et c'est d'ailleurs l'explosion des nouvelles maladies en psychiatrie : tout devient vite maladie ! Aujourd'hui tout doit être réglé : il y a des assurances pour faire réparer le moindre petit accroc sur une voiture... et aussi pour le mauvais temps :  si on va en vacances et qu'il n'y a pas de soleil, on peut être remboursé !