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Lits de réanimation : "Des lits disponibles, on en a à l'Hôtel-Dieu et à Jean-Verdier !"

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Par , France Bleu Paris

Alors que l'Île-de-France a le taux d'incidence le plus élevé du pays et des hôpitaux au bord de la saturation, des médecins fustigent l'obstination de l'AP-HP de continuer à refuser les lits disponibles dans les hôpitaux Hôtel-Dieu de Paris et Jean-Verdier à Bondy (Seine-Saint-Denis).

Une centaine de lits seraient disponibles à l'hôpital Hotel-Dieu de Paris pour accueillir des malades du Covid-19
Une centaine de lits seraient disponibles à l'hôpital Hotel-Dieu de Paris pour accueillir des malades du Covid-19 © Maxppp - Bruno Levesque

Alors que la troisième vague liée au Covid-19 met les personnels hospitaliers d'Île-de-France à rude épreuve, certaines voix s'élèvent pour rappeler que des lits disponibles existent en Île-de-France, notamment dans le centre-ville de Paris et à Bondy (Seine-Saint-Denis).

Des lits disponibles dans des hôpitaux "délaissés par l'AP-HP"

Lors de sa dernière allocution, Emmanuel Macron a dit qu'il voulait augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux. Il veut passer de 7.000 à 10.000 lits. "Des lits disponibles, on en a depuis le début de la crise sanitaire qui sont inutilisés", rétorque Gérald Kierzek.

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Le médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu de Paris, géré par l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), n'a pas eu à chercher bien loin pour trouver ces lits disponibles. Il parle de son propre établissement. "Depuis plusieurs mois on nous parle de problèmes de lits de réanimation ou de lits conventionnels pour mettre de l'oxygène. Nous à l'Hôtel-Dieu, on peut ouvrir du jour au lendemain des chambres et des services désaffectés."

L'A-HP avait tout d'abord avancé qu'il manquait du matériel dont de l'oxygène pour les malades. C'est faux, affirme Gérald Kierzek, "et heureusement parce qu'on a un service d'urgences et d'autres services qui accueillent toujours des malades." 

Et si la réanimation n'est pas possible, on peut soulager les autres hôpitaux franciliens "en faisant de l'hospitalisation conventionnelle, comme juste mettre de l'oxygène à des malades", propose le médecin parisien.

"Tout est prêt pour accueillir des malades" - Gérald Kierzek, médecin urgentiste

Le problème du personnel n'en est pas un

Autre questionnement. Y a-t-il suffisamment de personnel pour accueillir de futurs malades du Covid-19? "Le personnel que l'on l'affecte pour armer des lits dans la cafétéria de la Pitié-Salpêtrière ou à Jean-Verdier, c'est la même chose. La question est de savoir quels lits on ouvre", tonne Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au SAMU de Seine-Saint-Denis et délégué national CGT.

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Jusqu'à "30 lits de réanimation" à Bondy

À l'hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis), qui voit ses services être transférés les uns après les autres vers les établissements de soins voisins, "nous sommes en capacité aujourd'hui d'ouvrir entre 20 et 30 lits de réanimations, affirme Christophe Prudhomme, qui ne compte pas des dizaines de lits supplémentaires "pour des patients qui nécessitent juste de l'oxygène."

Depuis six mois et le deuxième confinement, c'est un point sensible sur lequel les opposants à Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP, ne cessent d'appuyer. "En pleine crise sanitaire, on continue à vouloir fermer des hôpitaux, dont un en Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus touchés de France, rappelle le délégué syndical. Que l'on refuse d'utiliser des locaux hospitaliers dans lequel il y avait encore des malades il y a six mois, c'est scandaleux."

Un risque d'insécurité pour les patients avancé par l'AP-HP

Contactée, l'AP-HP explique que "les locaux de l’Hôtel-Dieu, en cours de reconfiguration, ne disposent pas de prérequis techniques indispensables à la création de lits, de soins critiques covid-19. Notamment le traitement d’air, et fluides médicaux, réglementaires en nombre de prises et en débit."

L'établissement public de santé français affirme que pour les hôpitaux qui ne sont pas dotés d'unité dédiée au Covid-19, "créer de toute pièce une unité réduite isolée de l’ensemble de l’environnement nécessaire, serait moins une réponse qu’une source d’insécurité pour les patients accueillis. Il est à la fois plus rapide, et plus sur, d’étendre les capacités de soins critiques sur le site de Cochin par exemple."

À l'automne et en janvier, les urgences de l'Hôtel-Dieu à Paris avaient fermé pour renforcer l'accueil des malades du Covid-19 à l'hôpital Cochin.

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