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Santé – Sciences

Loi santé : l'hôpital d'Orléans ne deviendra pas un CHU

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Par , France Bleu Orléans

La loi santé a été définitivement adoptée ce mardi par le Parlement : Jean-Pierre Door, le député LR de Montargis, n'a pas réussi à faire passer son amendement qui aurait permis de transformer l'hôpital d'Orléans en CHU, afin d'attirer davantage de médecins.

Orléans est la seule capitale régionale avec Ajaccio à ne pas être dotée d'un centre hospitalier universitaire
Orléans est la seule capitale régionale avec Ajaccio à ne pas être dotée d'un centre hospitalier universitaire © Radio France - Stéphane Barbereau

Orléans, France

Jean-Pierre Door ne le cache pas : "C'est une déception". Le député LR de Montargis avait déposé et défendu un amendement dans le cadre de la loi santé, avec pour objectif d'obtenir la transformation de l'hôpital d'Orléans en CHU. Mais malgré le soutien des trois sénateurs du Loiret (les LR Jean-Noël Cardoux et Hugues Saury, mais aussi le PS Jean-Pierre-Sueur), son texte a été rejeté.

Orléans et Ajaccio, les 2 exceptions françaises

Dans cet amendement, Jean-Pierre Door proposait que chaque capitale régionale soit obligatoirement dotée d'un centre hospitalier universitaire, ce qui n'est pas le cas actuellement de l'hôpital d'Orléans , seule exception française avec Ajaccio... "Le but, explique Jean-Pierre Door, c'était simplement de pouvoir avoir à Orléans une meilleure attractivité pour les étudiants en médecine, et ensuite de sédentariser ces étudiants, car on sait très bien que la sédentarisation autour des CHU est beaucoup plus importante qu'autour des autres hôpitaux. Là, on est avec Tours qui est très excentré de la région Centre Val-de-Loire, c'était l'opportunité d'avoir un deuxième CHU qui soit au cœur de la région."

Le texte de l'amendement porté par Jean-Pierre Door lors du débat parlementaire sur la loi santé - Aucun(e)
Le texte de l'amendement porté par Jean-Pierre Door lors du débat parlementaire sur la loi santé - Capture d'écran Assemblée nationale

Le ministère ne voulait pas ouvrir un tel débat

Mais le texte a donc été retoqué. Faut-il y voir le signe d'une résistance tourangelle ? "Je ne sais pas si c'est Tours qui résiste, répond prudemment Jean-Pierre Door,  je pense surtout qu'au niveau ministériel, on n'avait pas envie d'ouvrir un nouveau débat. Alors, évidemment, on parle aussi de problème budgétaire, mais je ne suis pas certain que ce soit le problème budgétaire qui soit le plus important dans ce dossier. En tout cas, on se retrouve au point de départ, ce qui est quand même regrettable, alors qu'aujourd'hui le problème de désertification médicale dans le Loiret, mais aussi dans le Cher ou dans l'Indre, est primordial pour la population." Selon l'Agence régionale de santé, on compte actuellement dans le Loiret 67 médecins pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale s'élève à 89 médecins pour 100 000 habitants.

La loi santé comporte malgré tout un certain nombre de mesures censées lutter, à terme, contre le problème de désertification médicale : fin du système de numerus clausus pour les études de médecine, création d'un label "hôpital de proximité", obligation pour les futurs médecins de faire un stage de 6 mois en cabinet ou en maison de santé dans une zone manquant de médecins...