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Loire-Atlantique : les pharmaciens ont du mal à vacciner avec AstraZeneca

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Par , France Bleu Loire Océan

Selon un sondage Odoxa du 8 avril, 71% des Français interrogés se méfient de l’Astrazeneca, à cause des risques de thrombose. Et ça se confirme chez les pharmaciens de Loire-Atlantique.

Vaccination à l'astraZeneca en pharmacie (photo d'illustration)
Vaccination à l'astraZeneca en pharmacie (photo d'illustration) © Radio France - Valérie Le Nigen

Le vaccin britannico-suédois, AstraZeneca, ne convainc plus. Depuis la confirmation de l'existence d'un risque rare de thrombose, associé à ce sérum contre la Covid-19, les candidats au vaccin se font rares. Selon un sondage Odoxa, le vaccin Pfizer est plébiscité (70% de confiance), alors qu’AstraZeneca suscite "une large et préoccupante défiance" (71%).

Des désistements chez les pharmaciens de Loire-Atlantique

Et on en voit les conséquences chez nous, les pharmaciens ont dû faire face à des désistements. C’est ce qu’explique Alain Guilleminot, président de l’Union régionale des pharmaciens : ‘‘On observe une forte réticence à la vaccination par l’AstraZeneca. Les pharmaciens ont du mal à constituer, pour une session de vaccination, une cohorte de 10 à 12 patients, qui doivent se faire vacciner sur une période de 48h, puisque c’est le délai de conservation d’un flacon.’’ 

Beaucoup de personnes préfèrent le vaccin Pfizer

Un constat partagé par Denis Millet, co-président du syndicat des pharmaciens de Loire-Atlantique : ‘‘Beaucoup de personnes seraient éligibles à la vaccination à l’AstraZeneca, mais elles préfèrent attendre d’avoir un créneau dans un centre de vaccination, pour avoir plutôt le vaccin Pfizer. Pourtant, on sait que le risque de thromboses est très faible : une thrombose sur un million de cas, c’est totalement dérisoire.’’

Ne pas gaspiller

Ce mercredi 21 avril, par manque de candidats, Denis Millet n’avait ainsi pas prévu de vaccination dans sa pharmacie. ‘‘J’attends d’avoir au moins onze personnes à prévenir, pour déclencher un flacon, parce que je veux être sûr de faire les onze vaccins, pour ne pas gaspiller’’, déclare-t-il. 

Rassurer les patients

Alors, derrière son comptoir, il se démène : avant chaque session de vaccination, le pharmacien contacte un à un ses patients pour s’assurer de leur présence et les rassurer. Comme Fabrice qui avait quelques craintes sur AstraZeneca : ‘‘J’ai eu un petit doute, j’ai posé la question à mon pharmacien, ça m’a rassuré. J’ai juste eu un petit mal au bras, point, comme après tout vaccin, et c’est tout.’’ 

Certains pharmaciens se découragent

‘‘Le pharmacien passe beaucoup de temps à appeler les patients pour les essayer de les convaincre de se faire vacciner par l’AstraZeneca, confirme Alain Guilleminot, ce sont de gros problèmes logistiques.’’ La situation a d’ailleurs pu décourager quelques pharmaciens, au point d’arrêter les injections. ‘‘Il y a ce côté un petit peu désespérant de se dire, je vais entamer un flacon et devoir en jeter la moitié. Par conséquent, quelques confrères commencent un petit peu à se lasser de ce phénomène, et certains ont complètement arrêté. C’est un espèce de crève-cœur quoi ’’, regrette Denis Millet.

Les pharmaciens craignent la même situation avec le vaccin Janssen

Les pharmaciens réclament de pouvoir vacciner avec les autres vaccins, tels que Pfizer et Moderna. ‘‘Il faut accélérer la vaccination et pour cela, il faut nous en donner les moyens. Les pharmaciens sont tout à fait aptes, et habilités, à vacciner avec ces vaccins-là. Nous voulons pouvoir offrir le choix de la vaccination, comme c’est fait par ailleurs’’, conclut Alain Guilleminot.

Les pharmaciens redoutent maintenant de devoir face à la même situation avec le vaccin Janssen, qu’avec le sérum d’AstraZeneca. Ils devraient pouvoir l’injecter d’ici cette fin de la semaine, mais pour lequel il y a aussi eu de très rares cas de thromboses. 

Clémence Pénard

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