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Santé – Sciences

Moins d'additifs, de sel, de sucre et de gras : ce que préconisent les députés pour lutter contre la malbouffe

mercredi 26 septembre 2018 à 8:26 - Mis à jour le mercredi 26 septembre 2018 à 10:43 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Un rapport parlementaire sur l'alimentation industrielle doit être présenté ce mercredi à l'Assemblée nationale. Il préconise notamment de réduire le nombre d'additifs autorisés ou de créer un secrétariat général à l'alimentation.

Un plat préparé industriel dans une barquette en plastique.
Un plat préparé industriel dans une barquette en plastique. © Maxppp - Jean-François FREY

C'est l'aboutissement de six mois d'enquête et plusieurs dizaines d'auditions. Des députés présentent ce mercredi  à l'Assemblée nationale un rapport parlementaire sur l'alimentation industrielle. Selon les informations de franceinfo, les parlementaires recommandent notamment de réduire le nombre d'additifs autorisés, limiter la teneur en sel, en sucre et en gras ou encore de créer un secrétariat général à l'alimentation.

Réduire le nombre d’additifs autorisés

338 additifs sont aujourd'hui autorisés. Le rapport préconise de réduire ce nombre à 48 d'ici 2025, dont seulement quatre d'origine chimique.  

Les députés recommandent également de limiter leur utilisation : un seul colorant, un seul conservateur et un seul exhausteur de goût par produit transformé. Les industriels devront enfin réduire la teneur en contaminants et résidus dans les aliments et dans les emballages.

Moins de sel, de sucre et de gras dans les plats industriels

Les rapport conseille aussi de limiter la teneur en sel, en sucres et en acides gras dans les plats préparés car cela favorise des maladies chroniques, notamment cardio-vasculaires. L'objectif est de faire en sorte que la France respecte les recommandations de santé de l'OMS d'ici cinq ans maximum.

Selon Michèle Crouzet, rapporteure de la commission et députée LREM "30% des apports quotidiens en sel viennent du pain en France". Les députés veulent rendre obligatoire une teneur maximale en sel des produits de panification de 18 grammes par kilo de farine, déjà préconisée par l'Anses depuis 2002 - en visant 16 grammes dans trois ans.

Les députés proposent un échéancier et de sanctionner financièrement les industriels qui ne respecteraient pas les nouvelles normes.

Éduquer à bien manger dès le plus jeune âge 

Le rapport parlementaire propose également de faire de l'éducation à l'alimentation un enseignement obligatoire dans les écoles dès trois ans. L’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas servis à la cantine est une autre priorité. 

La qualité des repas servis en milieu hospitalier devra aussi être améliorée, de même qu'en EHPAD, afin de lutter contre la dénutrition des personnes âgées précise le rapport.      

Encadrer la publicité et lutter contre les inégalités         

Les rapporteurs préconisent en outre de rendre obligatoire le logo Nutri-Score - créé par la loi de Santé de 2016 dans le but d'orienter les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains - sur les produits transformés et ultra transformés produits en France. lls souhaitent aussi que l'origine des produits et la proportion globale d’additifs figurent sur les étiquetages.          

Pour lutter contre les inégalités sociales, les députés proposent en outre de mettre en place une allocation sous forme de coupons délivrés par les caisses d’allocations familiales, destinée aux familles en situation de pauvreté ayant des enfants à charge. L'objectif est de leur permettre de s’alimenter plus conformément aux recommandations du Programme national nutrition santé.

Création d'un secrétariat général à l'alimentation 

Reste la question du contrôle. Les parlementaires suggèrent la création d'un secrétariat général à l'alimentation parallèlement au renforcement des moyens de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

Le rapport fait également une série de proposition sur la recherche publique afin d'évaluer notamment les effets sanitaires de l’alimentation industrielle. 

Avec l'alcool et le tabac, la malbouffe est responsable de 40 % des cancers en France. "En 2030 on estime qu'il y aura au moins 30 millions de personnes obèses ou en surpoids en France : c'est un problème de santé publique", a précisé à l'AFP Michèle Crouzet, rapporteure de la commission et députée LREM. Le rapport doit être voté en commission mercredi.