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Lutte contre le cancer : la pénurie des traitements du cancer de la vessie inquiète les patients

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Par , , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Depuis plusieurs mois, les professionnels de santé alertent sur la pénurie des traitements du cancer de la vessie. Les centres, comme l'Institut de cancérologie de Lorraine, doivent aller chercher des stocks à l'étranger. En France, 12.000 à 14.000 personnes sont atteintes d'un cancer de la vessie.

La pénurie des traitements du cancer de la vessie inquiète patients et professionnels de santé
La pénurie des traitements du cancer de la vessie inquiète patients et professionnels de santé © Radio France - Laurent Gallien

C'est la journée mondiale de la lutte contre le cancer ce mardi 4 février. Depuis plusieurs mois, les professionnels de santé et les patients font face à une augmentation des pénuries de médicaments. Le cancer de la vessie par exemple, qui touche 12 à 14.000 personnes en France, est particulièrement concerné. Deux médicaments qui permettent de soigner les patients sont en pénurie. Conséquence, les professionnels doivent aller chercher des traitements équivalents à l'étranger.

Des traitement notamment venus de Scandinavie

En Meurthe-et-Moselle, l'Institut de cancérologie de Lorraine a toujours pu fournir les traitements à ses patients, mais en leur proposant des doses importées de l'étranger : "Dès qu'il y a pénurie, on prévient l'agence du médicament, on ne peut pas laisser les patients sans alternative, explique Nadège Nicolas, pharmacienne responsable de l'unité de reconstitution des chimiothérapies à l'Institut de Cancérologie de Lorraine. L'agence nous propose très rapidement des solutions avec l'importation de stocks de traitements de l'étranger. Là en ce moment, on a des traitements qui viennent de Scandinavie : ce sont des traitements avec la même molécule, le même principe actif."

Un traitement disponible pour deux à trois mois de soins

Face à la pénurie, le laboratoire allemand Medac avait réservé les doses disponibles aux personnes les plus gravement malades, ce qui avait indigné les associations de patients qui dénonçaient une inégalité dans la prise en charge. Le 30 janvier, l'agence du médicament a annoncé que le traitement redevenait peu à peu disponible pour tous les patients, avec une couverture de deux à trois mois de soins. C'est un bon début pour Michel Dauça, président de la Ligue contre le cancer Meurthe-et-Moselle, mais il faut aller plus loin : "Le traitement du cancer de la vessie impose des quantités assez importantes de molécules, ce qui amène à des stocks qui ne permettent pas d'approvisionner le traitement pendant toute sa durée : nous espérons qu'on sorte de cette situation qui provoque une _inégalité dans le traitement des personnes malades_."

Pour éviter ces pénuries, la Ligue contre le cancer suggère un système plus performant pour mieux prévoir les baisses de stocks, mais aussi le rapatriement en France de la production des traitements contre le cancer.

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