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Lutte contre le sida : face au Covid-19, les difficultés du dépistage en Côte-d'Or

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Par , , France Bleu Bourgogne

Un virus ne doit pas en cacher un autre. En pleine épidémie de Covid-19, ce mardi 1er décembre journée mondiale de lutte contre le sida, est là pour nous rappeler que la recherche d'un vaccin est toujours au point mort pour les milliers de malades en Bourgogne-Franche-Comté.

Emmanuel Bodoignet le président de l'association Aides en Bourgogne-Franche-Comté
Emmanuel Bodoignet le président de l'association Aides en Bourgogne-Franche-Comté © Radio France - Arnaud Racapé

La journée mondiale de lutte contre le sida, c'est avant tout une piqûre de rappel : le Covid-19, priorité des pouvoirs publics depuis plusieurs mois, ne doit pas faire oublier d'autres réalités. C'est ainsi que la campagne cette année met l'accent sur les discriminations, en cette période de pandémie, explique Emmanuel Bodoignet, le président de l'association Aides en Bourgogne-Franche-Comté : 

"On sait depuis longtemps que les discriminations touchent les personnes consommatrices de produits psychoactifs, les migrants, les travailleuses et travailleurs du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes, sont des personnes vulnérables face à l'épidémie à VIH, aux hépatites, aux infections sexuellement transmissibles en général. La Covid-19 n'a fait qu'amplifier cette discrimination et, en amplifiant cette discrimination, on précarise encore plus ces populations, qui vont être les premières touchées, les plus éloignées du système de santé."

"Les personnes ont-elles arrêté de prendre des risques sur l'exposition au VIH ? Je ne pense pas"

L'inquiétude majeure pour Emmanuel Bodoignet, c'est de perdre la trace des personnes à risques. "J'ai une vraie crainte, c'est de ne pas arriver à dépister les personnes qui se sont infectées en 2020. Par exemple, les bars, les restos, les lieux de consommation sexuelle ou de rencontres extérieures, tous ces lieux-là ne sont plus fréquentés depuis des semaines. Est-ce que ça veut dire que les personnes ont arrêté de prendre des risques sur l'exposition au VIH ? Je ne pense pas. Il faut vraiment retrouver ces personnes ! En France, 25.000 personnes vivent avec le VIH, sans même le savoir."

En Côte-d'Or, des dépistages tardifs

Si la Bourgogne-Franche-Comté reste la plus petite région de France en terme de nouvelles contaminations, elle abrité aujourd'hui 2.300 personnes qui vivent avec le Sida, dont près d'un tiers en Côte-d'Or. Et Emmanuel Bodoignet demande à ce que leur sort soit considéré comme un problème de santé publique. "Car aujourd'hui, on a des traitements qui fonctionnent bien, mais du coup ces personnes vieillissent avec le VIH, avec d'éventuelles pathologies, co-morbidités. Et aujourd'hui en période de Covid-19, elles ont un vrai risque de contracter une forme sévère de la maladie. Il faut les prendre en charge." 

Phénomène typiquement côte-d'orien : les nouveaux contaminés sont souvent des personnes assez âgées. "Sur la découverte du VIH, on a un terrible score, c'est la découverte du VIH à partir de 50 ans, souvent pour les hommes. Pour une raison très simple : les Côte-d'Oriens ne se dépistent pas. Ces personnes apprennent leur séropositivité sur un premier test, ou sur un test qu'il n'avaient pas fait depuis longtemps."

Pourtant Aides et les autres associations sont là en permanence pour aider au dépistage : "On propose du dépistage rapide, l'endroit où on peut se diriger, c'est le CeGIDD, à côté du CHU, et au siège de l'association AIDES. C'est une petite piqûre sur le bout du doigt et c'est gratuit. Si on a une activité sexuelle sans rapport externe au couple, la question de se faire tester tous les trois mois ne se pose pas. Pour les autres, on le recommande."

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