Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Maladie de Lyme : le CHU de Rennes devient centre national de référence

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Le CHU de Rennes a été choisi pour devenir l'un des cinq centres de référence nationaux pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques, comme la maladie de Lyme. Une réponse, peut-être, pour les patients les plus compliqués et alors que le diagnostic fait souvent débat.

Le CHU de Rennes a été choisi pour être l'un des centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques.
Le CHU de Rennes a été choisi pour être l'un des centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques. © Radio France - Justine Sauvage

Rennes, France

Ce mercredi 10 juillet doit avoir lieu une réunion entre la Haute autorité de santé (HAS) et les médecins qui viennent de publier leurs propres recommandations pour le diagnostic et le traitement de la maladie de Lyme. Une rencontre qui intervient alors que le nombre de cas de maladies de Lyme a fortement augmenté l'an dernier selon le ministère de la Santé. On dénombre officiellement 67.000 cas diagnostiqués en 2018 en France contre 45.000 en 2017. Et ce serait même beaucoup plus selon les associations de patients.

Cinq centres de référence nationaux pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques dont le CHU de Rennes

L'un des bâtiments du CHU de Rennes. - Radio France
L'un des bâtiments du CHU de Rennes. © Radio France - Justine Sauvage

Cette augmentation du nombre de cas diagnostiqués en France pousse le gouvernement à mettre en place un dispositif national de prise en charge des patients les plus complexes. Dans ce cadre, le CHU de Rennes va devenir l'un des centres nationaux de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques, dont la maladie de Lyme. On y traitera les patients les plus complexes qui seront envoyés par les médecins généralistes ou spécialistes ou par les hôpitaux régionaux spécialisés.

"L'idée c'est d'éviter le nomadisme médical de certains patients qui voient les médecins individuellement sans avoir vraiment de réponse", le professeur Matthieu Revest infectiologue au CHU de Rennes  

"Il s'agit d'aider les malades et leur trouver une réponse qui améliore leur qualité de vie voire les guérir si on arrive à trouver les diagnostics" explique le professeur Matthieu Revest, infectiologue au CHU de Rennes. 

Il poursuit : "On voudrait proposer une fois par mois une réunion pluridisciplinaire c'est-à-dire avec toutes les spécialités (rhumatologue, psychiatre, dermatologue, virologue, parasitologue, internistes, infectiologue, neurologues et pédiatre) où on pourrait discuter des dossiers des cas les plus compliqués et même voir les patients pour poser un diagnostic et trouver une prise en charge adaptée". Dans l'idéal explique le médecin rennais, ce sera dans un laps de temps court, d'un mois seulement.

Pour l'instant, il n'y a pas de date d'entrée en fonction de ces centres nationaux de référence ni le montant des moyens alloués.

La maladie de Lyme, un parcours du combattant pour cette Bretonne

Marie-Odile souffre beaucoup depuis plusieurs années. - Radio France
Marie-Odile souffre beaucoup depuis plusieurs années. © Radio France - Justine Sauvage

Marie-Odile, 51 ans, vit à Baulon près de Rennes. Cela fait des années qu'elle souffre. Elle raconte avoir "des difficultés à marcher, de grosses douleurs, la vue floue, des pertes de mémoire". 

"C'est mon corps qui décide de ce que je vais pouvoir faire, pour moi je survis", explique Marie-Odile

À chaque fois, la Bretonne consulte des médecins et pour chacun, le diagnostic est différent. "On m'a dit que j'avais la sclérose en plaques, puis une fibromyalgie et maintenant on me dit que c'est dans ma tête".

Désemparée, Marie-Odile cherche des réponses. Et elle découvre qu'elle pourrait avoir la maladie de Lyme sauf que ses analyses de sang ne le montrent pas. Il y a quelques semaines, un médecin confirme ce diagnostic. "Je ne veux pas donner son nom, il pourrait avoir des problèmes avec l'Ordre des médecins" explique Marie-Odile.

La Bretonne, en arrêt maladie depuis deux ans, remercie ce médecin qui lui a apporté du réconfort et des solutions pour moins souffrir. "Mais ça me coûte cher" explique la malade.

La création de ces centres nationaux de référence pourrait peut-être lui apporter des réponses et des solutions.