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Santé – Sciences

Maladie de Lyme : un médecin de Saint-Étienne condamné pour avoir demandé des bilans supplémentaires

mercredi 20 juillet 2016 à 19:27 Par Tifany Antkowiak et France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le docteur Marc Arer, installé en centre-ville de Saint-Étienne, est condamné à six mois d'interdiction d'exercer, dont trois avec sursis. Il est signataire de l'appel des 100 médecins.

Le docteur Marc Arer espère que le regard des autorités sanitaires sur la maladie de Lyme va évoluer
Le docteur Marc Arer espère que le regard des autorités sanitaires sur la maladie de Lyme va évoluer © Radio France - Tifany Antkowiak

Saint-Étienne, France

À la mi-juillet, une centaine de médecins français a lancé, dans le magazine L'Obs, un appel à la ministre de la Santé pour une meilleure détection et prise en charge de la maladie de Lyme, cette maladie transmise par des tiques. Une dizaine de médecins ligériens et altiligériens sont signataires, dont le docteur Marc Arer. Ce médecin homéopathe stéphanois, qui exerce depuis 1986, vient d'être condamné par la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes à six mois d'interdiction d'exercer dont trois avec sursis et 5000 euros d'amende. Il est condamné pour avoir demandé des bilans et prescrits des traitements supplémentaires par rapport aux préconisations en cas de maladie de Lyme.

Pour le docteur Marc Arer, il a été condamné "pour une maladie qu'on ne comprend pas en France"

Le médecin stéphanois va faire appel d'ici la rentrée

En 2011, le médecin stéphanois suit une quarantaine de patients qui ont déjà vu plusieurs médecins et suivi plusieurs traitements, en vain. "On se cassait un peu les dents pour trouver un diagnostic", explique le docteur Arer.  Il décide de chercher plus loin, de faire des bilans supplémentaires, car il soupçonne des cas de maladies de Lyme chroniques. Pour cela, il fait appel à un laboratoire de Strasbourg - fermé depuis -qui est alors le seul à pratiquer un certain type de tests, plus poussés, permettant de détecter la maladie de Lyme (Western Blot). Pour avoir prescrit ce test, contrairement aux préconisations des instances sanitaires françaises, la responsable du laboratoire a été condamnée en 2014. Elle sera jugée en appel en octobre prochain. La sécurité sociale ne voit pas d'un bon oeil ces bilans supplémentaires demandés par le docteur Arer. Elle lance une enquête sur les pratiques du médecin stéphanois. "Sur les 42 patients, 29 ont fait une attestation, un témoignage, disant qu'ils étaient satisfaits des mes services", indique le médecin de Saint-Étienne, qui assure qu'aucun de ces patients n'a porté plainte. "Quand on me dit que je suis éventuellement dangereux pour mes patients, j'aimerais savoir où sont les preuves", lance le docteur Marc Arer.

Le médecin stéphanois a appris la décision de la section des assurances sociales de l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes au début du mois de juillet. Il a deux mois pour faire appel de sa condamnation, ce qu'il fera.  En attendant, il continue de recevoir ses patients dans son cabinet de Saint-Étienne.

Interpellée également par des patients ces derniers mois, notamment un couple de Ligériens, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé fin juin qu'un plan d'action national sera présenté septembre autour de la maladie de Lyme.