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Dossier : Coronavirus Covid-19

Maladie infantile : tous les enfants touchés à Paris avaient été en contact avec le coronavirus

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Les enfants et adolescents qui avaient développé une maladie inflammatoire grave en Ile-de-France ont tous été en contact avec le coronavirus, selon l'hôpital parisien Necker jeudi. Le lien de causalité entre cette maladie et le Covid-19 n'a cependant pas encore été établi.

L'hôpital Necker-enfants malades, à Paris.
L'hôpital Necker-enfants malades, à Paris. © Maxppp - OLIVIER BOITET

La vingtaine d'enfants et adolescents touchés en Ile-de-France par une maladie inflammatoire grave ont tous été en contact avec le nouveau coronavirus, ont indiqué jeudi des responsables médicaux de l'hôpital Necker. Le lien de causalité entre le Covid-19 et cette maladie n'a pas encore été établi, ont-ils cependant précisé.

L'alerte est partie le week-end dernier d'Angleterre, avec un signalement du service public de santé faisant état d'une augmentation du nombre d'enfants présentant des symptômes ressemblant à la maladie de Kawasaki, un syndrome vasculaire dont la cause reste indéterminée. Dans la foulée, un petit nombre de cas similaires a été mentionné en France, aux Etats-Unis, en Espagne ou en Belgique.

Des enfants infectés ou qui ont été infectés

Concernant la France, "plus de vingt enfants", âgés de 3 à 17 ans, ont été répertoriés en Ile-de-France depuis le 15 avril, a indiqué le Dr Sylvain Renolleau, chef du service de réanimation de l'hôpital Necker enfants malades, alors qu'en temps normal il y a moins d'un cas de ce type par mois. "Ces enfants ont tous été en contact avec ce virus (le nouveau coronavirus) à un moment ou un autre", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse téléphonique organisée par l'AP-HP.

Ce contact a été prouvé soit par un test virologique positif mais "faible", ce qui veut dire que les enfants avaient le coronavirus mais étaientplutôt en fin d'infection. Soit par un test sérologique positif (présence d'anticorps), qui prouve qu'ils ont été contaminés dans les semaines précédentes, a précisé le médecin. Dans un premier temps, les autorités médicales des différents pays concernés avaient indiqué que certains patients étaient positifs, d'autres pas.

La piste d'un emballement du système immunitaire

Malgré tout, "on n'a pas tous les arguments de certitude pour dire qu'il y a un lien de causalité directe" entre le nouveau coronavirus et ces cas inhabituels, a précisé un autre médecin, le chef du service de cardiologie médicale pédiatrique Damien Bonnet. 

Toutefois, les médecins ont avancé l'hypothèse que la survenue de cette maladie inflammatoire soit similaire à l'orage de cytokine décrit chez les adultes, un emballement de la réaction immunitaire qui provoque les cas respiratoires graves. "Chez l'enfant, c'est aussi une réaction inflammatoire exagérée, mais qui apparait plus tardivement, à la 3e ou 4e semaine et qui est plutôt une atteinte du muscle cardiaque", a estimé le Pr Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP.

"Trois ou quatre jours de réanimation"

Les enfants touchés ont présenté d'abord plusieurs jours de fièvre élevée et de douleurs abdominales, avec parfois une éruption cutanée, avant de développer une défaillance cardiaque et circulatoire. Les enfants hospitalisés en Ile-de-France "ont tous jusqu'à ce jour évolué favorablement en trois ou quatre jours de soins en réanimation", a indiqué le Pr Renolleau. Quelques cas ont été répertoriés également en province (Nancy, Reims, Chambéry, Lyon) mais "en nombre beaucoup moins important", a-t-il précisé.

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