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Santé – Sciences

Malgré un test simple et plus efficace, un Alsacien sur deux ne fait pas le dépistage du cancer colorectal

dimanche 26 mars 2017 à 22:08 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass

Un test plus simple pour dépister le cancer colorectal, le deuxième le plus meurtrier en Alsace. Il est beaucoup plus efficace pour détecter les lésions pré-cancéreuses et les cancers. Cependant, seul un Alsacien sur deux a déjà fait le test. Ce lundi, le Colon Tour s'arrête à Strasbourg.

Les hommes et les femmes entre 50-74 ans sont concernés par le cancer colorectal
Les hommes et les femmes entre 50-74 ans sont concernés par le cancer colorectal © Radio France - Charlotte Jousserand

Strasbourg, France

Le dépistage pour le cancer colorectal, cela concerne tout le monde, homme et femme, à partir de 50 ans. Et cela concerne notamment l'Alsace, car dans la région, ce type de cancer est le deuxième cancer le plus meurtrier avec environ 500 décès par an. Derrière le cancer du poumon et devant le cancer du sein, de la prostate et du col de l'utérus. Ce lundi 27 mars, le Colon Tour s'arrête à Strasbourg pour sensibiliser les Alsaciens. Devant la maison du département du Bas-Rhin, un colon géant gonflable sera installé pour des visites de 10 heures à 19 heures afin d'expliquer les dangers de ce cancer et l'importance du dépistage.

Un test pas sexy mais très efficace

Peut être parce que cela touche le rectum et les excréments, peut-être parce que ce n'est pas "sexy" reconnait le docteur Bernard Denis, président d'ADECA, qu'à tord, on parle moins de ce cancer. Pourtant, dépisté à temps, il se guérit et se prévient facilement. Depuis juin 2015, depuis 18 mois, le test pour dépister ce cancer a changé en Alsace. Ce nouveau test, le test immunologique est plus simple et plus efficace. Au lieu de trois prélèvements de selles auparavant, il n'en faut qu'un seul que l'on fait chez soi, tout seul, et que l'on envoie par la poste à un laboratoire pour rechercher des traces de sang dans les selles.

Ce kit de test est à récupérer chez son médecin traitant. Au bout de quinze jours, le patient reçoit les résultats. Il est positif pour environ 5 personnes sur 100. Dans ces cas là, une coloscopie est prescrite et elle permet de déceler des lésions pré-cancéreuses, celles qui peuvent évoluer au bout de plusieurs années en cancer. Dépister à temps et repérer à temps, il suffit d'enlever ces lésions pré-cancéreuses, ces polypes pour éviter un cancer colorectal.

Résultats de l'étude sur le test immunologique d'ADECA. Capture d'écran - Aucun(e)
Résultats de l'étude sur le test immunologique d'ADECA. Capture d'écran - ADECA

Selon le docteur Bernard Denis, ce nouveau test permet, par rapport à l'ancien test, de dépister 2,5 fois plus de cancer et permet d'éviter 3,5 fois plus de cancer. Pourant, selon l'étude de l'ADECA, l'association pour le dépistage colorectal en Alsace, seul un Alsacien sur deux se fait dépister pour ce cancer.

Des inégalités dans le dépistage

Selon leurs analyses : "Les hommes participent moins que les femmes et c'est dommage car, globalement, ils ont plus de cancer du colon que les femmes", explique le docteur Isabelle Gendre, médecin coordinateur à l'ADECA. Selon les études, la prévalence du cancer colorectal est de 4 pour 100 pour les hommes et de 3 pour 100 pour les femmes. Selon le docteur Gendre, " Les jeunes, car à 50 ans on est encore jeunes, se dépistent moins et puis on remarque que dans les milieux favorisés, dans les quartiers favorisés, le dépistage est 10% plus important que dans les quartiers ou les milieux moins favorisés".

Par ailleurs, la qualité des coloscopie varie d'un médecin à un autre. Selon l'ADECA, sur les pratiques de 119 gastro-entérologues du grand Est, les écarts sont énormes. Certains ont des taux de détection qui atteignent plus de 90%, d'autres franchissent à peine les 7%.